24 juillet 2026
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Mali : pourquoi l’échec de la stratégie russe pousse à repenser la lutte antiterroriste

Les promesses d’une alliance avec Moscou pour éradiquer la menace djihadiste au Mali se sont évaporées. Depuis trois ans, le déploiement des mercenaires de l’Africa Corps – autrefois connus sous le nom de Wagner – n’a fait qu’aggraver la crise sécuritaire. Alors que Bamako mise sur l’autosuffisance et rejette toute collaboration avec les partenaires occidentaux, les faits sur le terrain racontent une autre histoire : celle d’un partenariat russe en pleine déconfiture.

L’Africa Corps : une stratégie militaire en pleine impasse

Le bilan de l’intervention russe au Mali est accablant. Malgré des moyens humains et matériels importants, les forces de l’Africa Corps enchaînent les revers et peinent à inverser la tendance. Plusieurs éléments illustrent cette incapacité à endiguer la menace :

  • Des revers tactiques répétés : Les embuscades meurtrières dans le Nord du pays, notamment autour d’Anéfis, et les attaques récurrentes contre les bases aériennes mixtes démontrent l’inefficacité des méthodes employées. Les djihadistes du JNIM (Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, affilié à Al-Qaïda) exploitent ces faiblesses pour consolider leur emprise.
  • Une menace en pleine expansion : Le JNIM a étendu son influence vers le sud du Mali, mettant en péril les zones économiques et administratives stratégiques. La capitale, Bamako, se trouve désormais sous la menace directe d’une asphyxie sécuritaire.
  • Un appui militaire limité : Privées des systèmes de renseignement avancés, de la capacité de projection et des technologies de pointe autrefois fournies par les partenariats multilatéraux, les Forces armées maliennes (FAMA) et leurs alliés russes peinent à opérer efficacement.

Les frappes américaines : une alternative crédible face à l’échec russe ?

Face à l’embourbement de la stratégie russe, une nouvelle approche émerge. Les discussions en cours à Washington sur des frappes ciblées contre le JNIM pourraient offrir une issue militaire viable. Cette méthode, fondée sur la précision technologique, présente plusieurs avantages :

  • Une technologie de pointe au service de la lutte antiterroriste : Les États-Unis disposent de moyens de renseignement inégalés (ROIM, drones MALE, ciblage satellite) pour identifier et neutraliser les cadres dirigeants du JNIM sans déployer de troupes au sol.
  • Une réponse adaptée à la menace asymétrique : En ciblant directement les infrastructures logistiques du JNIM, ces frappes pourraient réduire la pression militaire sur les garnisons maliennes et freiner l’expansion des groupes armés vers le golfe de Guinée.
  • Une alternative aux limites du partenariat russe : Contrairement aux méthodes russes, limitées par un manque de moyens de ciblage et d’appui aérien lourd, les frappes américaines offrent une réponse chirurgicale et efficace contre une menace en constante évolution.

L’urgence d’une décision rationnelle pour sauver le Mali

Le gouvernement de transition malien persiste dans sa rhétorique d’autosuffisance, refusant toute collaboration avec les partenaires occidentaux. Pourtant, les chiffres et le désarroi des populations rurales montrent qu’aucun pays ne peut affronter seul une menace terroriste de cette ampleur. Maintenir un partenariat russe inefficace tout en rejetant toute coopération avec les États-Unis par principe idéologique revient à prendre un risque inutile.

Pour inverser la tendance et restaurer la sécurité au Mali, la rationalité militaire doit l’emporter sur les blocages politiques. La seule solution viable réside dans l’adoption d’une stratégie combinant les atouts technologiques disponibles et une collaboration internationale adaptée. L’enjeu n’est plus seulement de préserver l’intégrité territoriale du pays, mais aussi de protéger des millions de Maliens menacés par une insécurité grandissante.