5 juin 2026
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Ancien combattant touareg et diplomate de formation, Iyad Ag Ghaly dirige aujourd’hui le JNIM (Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans), une alliance jihadiste créée en 2017. Considéré comme l’homme le plus traqué du Sahel, il cumule les sanctions internationales : liste noire de l’ONU, désignation comme « terroriste » par les États-Unis et mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Le Mali traverse une crise sécuritaire sans précédent depuis les violentes offensives des 25 et 26 avril, menées conjointement par des combattants du JNIM et ceux du Front de libération de l’Azawad (FLA), mouvement à dominante touareg. Ces attaques, d’une ampleur inédite, ont ciblé des infrastructures stratégiques dans plusieurs régions, plongeant le pays dans une instabilité alarmante.

Parmi les victimes de ces assauts figure le ministre malien de la Défense, Sadio Camara, 47 ans, figure centrale de la junte au pouvoir à Bamako, tué dans un attentat-suicide. Face à cette escalade de la violence, les autorités maliennes ont décidé de durcir leur réponse.

Dans un communiqué diffusé à la télévision nationale, le gouvernement annonce une prime financière pour la capture ou la neutralisation de sept responsables présumés. Parmi eux, Amadou Kouffa, un autre haut cadre du JNIM, dont la tête est mise à prix pour 2,2 millions d’euros. Deux dirigeants du FLA figurent également sur cette liste : Alghabass Ag Intalla et Bilal Ag Cherif.

Le ministère de la Sécurité et de la Protection civile précise : « Toute personne fournissant des informations fiables, pertinentes et exploitables permettant l’arrestation ou la neutralisation de ces individus bénéficiera d’une récompense financière. »

Le communiqué souligne que ces personnalités sont activement recherchées pour leur présumée implication dans l’organisation et l’exécution d’actes terroristes, ayant causé préjudice aux populations et aux biens sur l’ensemble du territoire national.

Depuis 2012, le Mali est en proie à une crise sécuritaire persistante, alimentée par les agissements du JNIM, de l’État islamique et de groupes criminels locaux. Une situation qui continue de fragiliser la stabilité régionale et la sécurité des civils.