
Dans les régions affectées du Mali, les blocus imposés par le Jnim se sont érigés en tactique de guerre prédominante. Cette stratégie vise à asphyxier les populations plutôt qu’à s’emparer directement des territoires. En coupant les axes routiers vitaux, en rendant l’accès aux terres cultivables impossible, en perturbant gravement les circuits commerciaux et en dictant des codes sociaux et religieux stricts, le groupe armé exerce une pression étouffante. Face à cette réalité brutale, des localités comme Marébougou, Saye et Kori-Maoundé voient leurs résidents s’efforcer de persévérer, oscillant entre une résistance silencieuse, une capacité d’adaptation remarquable et des compromis contraints.