12 mai 2026
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Un week-end de terreur qui plonge Bamako dans l’obscurité

Le Mali a vécu un week-end d’horreur les 10 et 11 mai 2026. Près de la forêt du Baoulé, dans la région de Kayes, des terroristes du JNIM ont dynamité plusieurs pylônes haute tension. Une attaque ciblée qui a plongé des quartiers entiers de Bamako dans une nuit totale, aggravant une crise énergétique déjà explosive. Face à cette menace, les Forces Armées Maliennes et leurs alliés russes de l’Africa Corps semblent dépassés.

La canicule, les pénuries d’eau et l’effondrement du réseau électrique transforment la capitale en un véritable foyer de tensions. Pire encore, les jihadistes du JNIM menacent désormais les barrages hydroélectriques de Manantali et Sélingué, mettant en péril toute la sous-région.

Le JNIM asphyxie l’économie malienne

Le Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans (JNIM) ne se contente plus de cibler les civils ou de bloquer les routes. Ses attaques deviennent stratégiques et calculées. En détruisant des pylônes électriques dans des zones isolées, les insurgés privent Bamako d’électricité, sabotant ainsi le cœur économique du pays.

Leur méthode est implacable : des explosifs placés avec précision pour maximiser les dégâts, dans des secteurs censés être sous haute surveillance. Pourtant, malgré la présence de l’Africa Corps, les terroristes ont agi en toute impunité. Comment des groupes armés parviennent-ils à transporter des charges explosives, à miner des structures colossales et à disparaître sans laisser de traces ? La question reste sans réponse.

L’Africa Corps en question : une protection illusoire ?

Les paramilitaires russes ont beau se vanter de leurs victoires médiatiques et de leur démonstration de force dans les villes, leur efficacité réelle est remise en cause. Les drones, les patrouilles mixtes et les convois sécurisés ne suffisent pas à protéger les infrastructures critiques.

Pour les habitants de Bamako, cette impotence est insupportable. Avec des températures dépassant 45°C, l’absence d’électricité prive les familles de ventilateurs, de réfrigération et d’eau courante. Les hôpitaux, déjà fragiles, luttent pour maintenir leurs services vitaux. Le gouvernement promet des livraisons de carburant, mais les groupes électrogènes sont insuffisants face à l’ampleur de la crise.

Manantali et Sélingué : un risque de catastrophe régionale

Les menaces du JNIM ne s’arrêtent pas aux pylônes. Selon des sources sécuritaires fiables, les barrages hydroélectriques de Manantali et Sélingué sont désormais dans la ligne de mire des jihadistes. Une attaque réussie sur ces installations aurait des conséquences dévastatrices pour toute l’Afrique de l’Ouest.

Le Sénégal et la Mauritanie, dépendants de ces barrages pour leur approvisionnement énergétique, seraient directement touchés. L’agriculture irriguée dans le bassin du fleuve serait ravagée, plongeant la région dans une crise alimentaire sans précédent. L’escalade terroriste, du sabotage de camions à celui des pylônes, puis potentiellement des barrages, marque un tournant dangereux.

Un État malien à l’épreuve de la réalité

Le gouvernement de transition et ses alliés russes se retrouvent au pied du mur. Les communiqués triomphalistes laissent place à une réalité brutale : le pays perd le contrôle de ses infrastructures vitales, pilier de sa stabilité économique et sociale.

Le déploiement de l’Africa Corps, coûteux et médiatisé, n’a pas empêché l’effondrement des services de base. Les Bamakois, épuisés par la chaleur et l’obscurité, exigent désormais des actions concrètes. La souveraineté ne se décrète pas : elle se construit avec de l’eau, de la lumière et une sécurité tangible. Pour l’instant, le Mali est loin du compte.