10 août 2026
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Attaque terroriste

Mali : attaque meurtrière du JNIM contre un camp militaire à San

Une attaque ciblant un camp militaire à San, dans le centre du Mali, a fait au moins 10 victimes parmi les forces armées ce dimanche. L’assaut, revendiqué par les djihadistes du JNIM, s’est soldé par des pertes humaines confirmées par des sources locales et sécuritaires. « Des pertes sont à déplorer dans nos rangs, mais nos troupes ont repris le contrôle après une riposte efficace », a déclaré un responsable militaire sous couvert d’anonymat.

Soldats maliens en intervention après une attaque terroriste

Les habitants de San ont rapporté des scènes de violence intense dès l’aube. « Dès 5 heures, des détonations assourdissantes et des échanges de tirs ininterrompus ont retenti. Le calme est revenu plus tard dans la matinée », a témoigné un riverain. L’armée malienne, pour sa part, a qualifié l’incident de « tentative d’intrusion » sur son site de San, survenue à 5h30. Elle a affirmé avoir neutralisé la menace grâce à une « réaction immédiate et déterminée », précisant que la situation était désormais maîtrisée.

Le JNIM assume la responsabilité de l’attaque

Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), lié à Al-Qaïda, a revendiqué l’attaque dans un communiqué. Le groupe affirme avoir « pris le contrôle total d’une base militaire située à San, dans la région de Ségou ». Cette offensive survient moins d’un mois après un précédent assaut meurtrier : le 18 juillet, au moins 50 soldats maliens avaient péri dans le nord du pays lors d’une embuscade tendue par une coalition de djihadistes du JNIM et de rebelles touaregs du Front de Libération de l’Azawad (FLA). Il s’agit de l’une des attaques les plus dévastatrices subies par l’armée malienne depuis le début du conflit.

Le Mali traverse une crise sécuritaire sans précédent depuis 2012, aggravée par les activités de groupes armés affiliés à Al-Qaïda, à l’État islamique, ainsi que par des milices communautaires et des factions indépendantistes touarègues. Cette instabilité s’ajoute à une crise économique persistante. Depuis deux putschs militaires en 2020 et 2021, les autorités actuelles, issues de la junte, promettent de rétablir la sécurité et de préserver l’unité nationale.