5 juin 2026
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Lomé, capitale aérienne de l’Afrique avec sa première convention dédiée

Du 15 au 19 juin 2026, Lomé s’apprête à écrire une page majeure de l’histoire du transport aérien africain. La capitale togolaise accueillera en effet la toute première Convention et Exposition africaines du transport aérien, un événement d’envergure internationale qui ambitionne de structurer le secteur aérien du continent. Sous le patronage du président togolais Faure Gnassingbé et organisé en collaboration avec la Commission africaine de l’aviation civile (CAFAC) et l’Union africaine (UA), cet événement promet de marquer un tournant décisif pour le secteur.

Pendant cinq jours, Lomé deviendra le cœur battant de l’aviation africaine. Tous les acteurs clés du secteur – compagnies aériennes, États, investisseurs et experts – convergeront vers la capitale togolaise pour participer à ce rendez-vous historique. L’objectif affiché ? Accélérer la mise en œuvre du Marché unique du transport aérien africain (SAATM), un projet ambitieux lancé par l’UA en 2018 pour libéraliser et dynamiser le ciel africain.

Un ciel unique pour un continent mieux connecté

Le thème central de l’événement, « Un ciel africain unique : connectivité et développement durable du transport aérien », résume à lui seul les enjeux de cette convention. Le SAATM vise à lever les barrières aériennes héritées de la colonisation, afin de réduire drastiquement les coûts des vols entre pays voisins et d’améliorer la connectivité continentale. Aujourd’hui, les billets d’avion entre deux États africains voisins restent souvent exorbitants, limitant les échanges économiques et touristiques. Grâce à ce projet, le ciel africain pourrait enfin devenir plus accessible et plus compétitif.

Les promesses du SAATM sont claires : une libéralisation accrue du secteur, une harmonisation des réglementations et une réduction des coûts pour les voyageurs et les entreprises. En organisant cette première édition à Lomé, la CAFAC et l’UA en font le laboratoire idéal pour tester et déployer ces ambitions. La ville, déjà reconnue comme un hub aérien sous-régional, abrite le siège de la compagnie Asky, qui relie une vingtaine de destinations africaines. Son positionnement stratégique en fait un choix naturel pour incarner la révolution du transport aérien sur le continent.

Un sommet de décisions pour façonner l’avenir

Cette convention ne sera pas seulement un lieu de débats, mais aussi une plateforme de décisions politiques et économiques majeures. Pendant cinq jours, des chefs d’État, des ministres des Transports, des responsables d’autorités aéronautiques, des dirigeants de compagnies aériennes, des investisseurs et des équipementiers se réuniront à Lomé. Des experts en développement durable et en logistique apporteront également leur expertise pour enrichir les échanges.

Le programme prévoit des sessions plénières dédiées à l’harmonisation des réglementations, une exposition mettant en avant les innovations technologiques du secteur, ainsi que des rencontres d’affaires pour concrétiser des partenariats financiers. L’objectif ? Créer un écosystème aérien plus intégré, plus durable et plus compétitif, capable de soutenir la croissance économique du continent.

Lomé, un choix stratégique pour l’intégration africaine

Le choix de Lomé comme hôte de cet événement n’est pas anodin. La capitale togolaise s’est imposée comme un carrefour essentiel de l’Afrique de l’Ouest, notamment grâce à son rôle central dans le transport aérien régional. En abritant le siège de la compagnie Asky, Lomé joue déjà un rôle clé dans la connectivité africaine. Son infrastructure aéroportuaire moderne et son positionnement géographique en font un lieu idéal pour expérimenter les ambitions du SAATM.

En accueillant cette première édition, le Togo confirme son statut d’acteur incontournable de l’intégration africaine. L’événement est aussi une opportunité pour le pays de renforcer son image sur la scène internationale et de démontrer que l’avenir économique du continent se jouera, en grande partie, dans les airs. Pour l’Afrique, cette convention représente une étape clé vers un transport aérien plus intégré, plus durable et plus accessible à tous.