22 juin 2026
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Le temps des discours enflammés et des mises en scène politiques est révolu. Le Sénégal fait face à une période de déconfiture nationale. En tant qu’observateur engagé, je ne peux rester silencieux face au risque de suicide économique, social et réputationnel que le Premier ministre, Ousmane Sonko, impose à notre République.

Ce que l’administration actuelle tente de présenter comme une « opération de transparence » sur une prétendue dette cachée n’est, en réalité, qu’un coup de force réputationnel sans précédent et une erreur financière majeure dans l’histoire du Sénégal indépendant. Animé par une animosité politique persistante et la volonté de discréditer ses prédécesseurs, Ousmane Sonko a sacrifié le prestige du Sénégal sur l’autel des marchés mondiaux. En exposant des chiffres non validés légalement, il n’a pas seulement audité le passé, il a compromis l’avenir de la Nation.

À l’entendre divulguer ces informations avec une désinvolture déconcertante, on pourrait presque lui trouver une excuse cynique. Peut-être pensait-il encore s’exprimer en tant que chef de parti, sans les pleins pouvoirs. S’imaginait-il sur une estrade de meeting, haranguant une foule acquise, oubliant qu’il est désormais le Premier ministre de la République du Sénégal et non plus un opposant sans responsabilités ? Ce comportement d’opposant perpétuel, incapable d’adopter la posture d’un homme d’État, l’a poussé à des actions irréparables. Lorsqu’on détient les rênes d’un pays, chaque déclaration a un poids financier colossal. Sa méconnaissance des rouages économiques a transformé ses paroles en une menace majeure pour notre économie.

Le discrédit de la signature sénégalaise. L’atteinte au label national.

Pendant des décennies, au gré des transitions démocratiques, notre pays a bâti sa crédibilité internationale grâce à une diplomatie financière exemplaire et une signature souveraine respectée. En une seule conférence de presse, mue par le ressentiment, Ousmane Sonko a bafoué ce capital précieux.

Déclarer devant les médias du monde entier que l’État sénégalais falsifiait ses comptes constitue un acte hostile aux intérêts vitaux de la Patrie. Aucun dirigeant responsable ne sabote délibérément la confiance en son propre pays. Dans sa quête de nuire à ses adversaires d’hier, il a choisi de pénaliser le Sénégal d’aujourd’hui.

Ce signal d’alarme a immédiatement été sanctionné par les agences de notation internationales. En abaissant la note du Sénégal, Ousmane Sonko a rendu l’accès aux capitaux plus onéreux et a diminué l’attractivité du pays pour les investisseurs internationaux.

Le désastre macroéconomique. L’improvisation étatique chiffrée.

L’insouciance en matière de politique économique a un coût direct. Les indicateurs actuels révèlent une situation alarmante pour notre souveraineté financière.

Les prévisions de croissance ont été drastiquement revues à la baisse, passant de 6,7 % à 2,2 %. Plus de quatre points de richesse nationale se sont volatilisés, conséquence directe d’une communication gouvernementale jugée désastreuse.

La suspension du programme de 1,8 milliard de dollars avec le Fonds Monétaire International (FMI) a plongé le Sénégal dans une crise de confiance sans précédent sur la scène internationale.

Pour compenser le déficit financier qu’il a lui-même engendré, le gouvernement se tourne désormais vers des mécanismes d’emprunt plus coûteux et plus risqués. Telle est la dure réalité derrière les promesses de changement.

L’asphyxie de l’économie réelle. Entreprises en difficulté, investissements en recul et chômage généralisé.

Nous croyons fermement au travail, à l’initiative privée et au dynamisme de nos entrepreneurs. Pourtant, l’économie réelle est aujourd’hui confrontée à de sérieuses difficultés.

La création d’entreprises a enregistré une chute de plus de 30 %. La peur et l’incertitude ont paralysé les investissements et freiné l’esprit d’entreprise au Sénégal.

Le gel du remboursement de la dette intérieure a étranglé les Petites et Moyennes Entreprises (PME), les artisans et les acteurs du Bâtiment et Travaux Publics (BTP). Faute de trésorerie, les licenciements se multiplient. Dans un contexte où le chômage avoisine les 23 %, des milliers de Sénégalais perdent leur emploi et leur dignité.

Même le secteur universitaire est impacté. Les universités et les institutions de formation subissent les répercussions d’une politique budgétaire qui compromet l’avenir de notre jeunesse.

Le calvaire social et la dégradation des territoires. Le verdict sans appel du RNU.

Au-delà des statistiques, se profile la souffrance quotidienne des familles sénégalaises.

Les données du Registre National Unique (RNU) révèlent une augmentation préoccupante de la vulnérabilité sociale et de la pauvreté. De plus en plus de ménages basculent dans la précarité.

Le service de la dette atteint désormais 5 500 milliards de FCFA. Cette situation réduit considérablement les marges de manœuvre de l’État et exerce une pression accrue sur le coût de la vie pour les citoyens africains au Sénégal.

Il est impératif que les Sénégalais prennent conscience de la situation. La prétendue dette cachée est devenue un prétexte commode pour dissimuler l’absence de résultats tangibles. Face à leur incapacité à honorer leurs engagements, les dirigeants actuels se contentent de regarder le passé.

On ne gouverne pas une grande nation avec le ressentiment, le complotisme et la politique spectacle. Le Sénégal mérite une gouvernance plus solide et moins d’improvisation permanente.

Face à un taux de chômage proche de 23 %, à une baisse de plus de 30 % des créations d’entreprises et à une pauvreté croissante, les Sénégalais doivent évaluer pleinement les conséquences de cette gestion. Une mobilisation citoyenne pour exiger la rigueur est essentielle.

Nous nous levons aujourd’hui pour défendre la rigueur face à l’amateurisme, le patriotisme économique face au sabotage et l’intérêt national face aux calculs politiciens.