
LIGUE DES CHAMPIONS FÉMININE 2026/2027 – Tombé 5-2 face à Barcelone pour son entrée en lice, le Paris FC a vu ses ambitions européennes se heurter à un mur. Mais jusqu’où ce revers peut-il peser sur la suite de sa campagne ?
Il y a des soirs où une simple défaite se transforme en véritable enjeu de saison. En s’inclinant 5-2 devant Barcelone, le Paris FC n’a pas seulement perdu un match d’ouverture : il a mesuré l’écart qui le sépare encore du sommet du football européen. Tenant du titre et lauréat de quatre des six dernières éditions, le club catalan n’a fait qu’une bouchée du troisième représentant français engagé dans la compétition.
Le contraste est d’autant plus marqué que les autres clubs français ont répondu présent lors de cette première journée. Le PSG a ramené un bon point de son déplacement à Madrid, tandis que l’OL Lyonnes a dominé sans difficulté le Servette. Dans ce contexte, la question n’est pas seulement de savoir ce que le Paris FC peut espérer cette saison, mais bien comment il compte exister face à des adversaires de ce calibre.
Une ouverture du score qui a fait illusion
Car pendant quelques minutes, le scénario a pris des allures inattendues. C’est le Paris FC qui a frappé le premier, grâce à ses recrues : Mariam Toloba, l’ancienne Nantaise, a profité d’une mauvaise touche espagnole pour lancer Evelyne Viens. La Canadienne a fait parler sa puissance pour se débarrasser de Paredes puis de Martina et ajuster Cata Coll.
Le silence a gagné l’enceinte espagnole. Mais cette avance n’a tenu que le temps d’un éclair.
Quarante minutes qui ont fait basculer la rencontre
La réaction barcelonaise a été aussi rapide que tranchante. Longtemps sollicitée, la gardienne parisienne Chavas a fini par céder une première fois devant Kerolin, à la 18e minute. Le doute a alors changé de camp, et il n’allait plus repartir.
Serrajordi surgit, Pajor enfonce le clou
Complètement oubliée au second poteau sur un corner, Serrajordi a surgi pour placer Barcelone devant au tableau d’affichage. Puis Graham Hansen a délivré une nouvelle offrande, cette fois pour Pajor. Déjà double passeuse, la Norvégienne s’est offert le quatrième but catalan juste avant la pause, portant le score à 4-1.
Trop rapide, trop précise, trop technique : la montée en puissance du tenant du titre a submergé les Parisiennes, dépassées dans presque tous les secteurs du jeu.
Une deuxième période maîtrisée, mais pour quel résultat ?
Au retour des vestiaires, le visage du Paris FC a changé. Le pressing, plus intense et mieux coordonné, a empêché les Catalanes de dérouler leur football. La défense parisienne a retrouvé des couleurs, mais l’offensive, elle, a manqué de tranchant. Et à force de gaspiller des situations, les visiteuses ont été punies.
Pajor s’offre un doublé, Mateo sauve l’honneur
À la conclusion d’une belle inspiration de Sydney Schertenleib, Pajor a inscrit son deuxième but personnel à la 70e minute. Les Parisiennes n’ont pas renoncé pour autant et ont fini par être récompensées : après s’y être reprise à deux fois, Clara Mateo a réduit l’écart quelques instants plus tard.
Sur les 45 dernières minutes, le Paris FC a donc fait jeu égal avec Barcelone, avec un 1-1 sur cette période. Une réaction honorable, mais qui ne change rien à l’essentiel : la première mi-temps avait déjà scellé le sort de la rencontre.
Arsenal arrive : quel avenir pour le Paris FC dans cette compétition ?
Le plus gros morceau de ce groupe est passé, mais le calendrier ne laisse aucun répit. La semaine prochaine, les Parisiennes devront se frotter à Arsenal, un autre cador du continent, avec une marge de manœuvre déjà réduite.
La véritable interrogation porte moins sur ce 5-2 que sur ce qu’il dévoile : un club capable de tenir tête pendant une mi-temps, mais encore incapable de rivaliser sur la durée. Entre l’écart de niveau affiché avant la pause et la réaction montrée après, la marge de progression existe bel et bien. Reste à savoir si elle suffira face à la suite du programme.





