13 août 2026
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Le Mouvement pour la Grandeur du Gabon (MGG), dirigé par Christian Mermance N’nang Nsome, qui se présente à la fois comme un allié du président Brice Clotaire Oligui Nguéma et un défenseur des droits des Gabonais, a réclamé ce jour la libération immédiate d’Alain-Claude Bilie-By-Nzé. L’ancien Premier ministre, incarcéré depuis avril 2026 à la Prison centrale de Libreville, est poursuivi pour escroquerie présumée impliquant une somme de cinq millions de Francs CFA.

Une demande fondée sur la justice et la préservation des acquis démocratiques

Dans une déclaration officielle, le MGG insiste sur l’urgence de libérer Bilie-By-Nzé, non seulement pour respecter la présomption d’innocence, mais aussi pour protéger les avancées démocratiques arrachées au prix de lourds sacrifices. Parmi les 102 formations politiques recensées au Gabon, certaines risquent désormais la dissolution en raison de la récente loi sur les partis, une menace que le mouvement dénonce avec fermeté.

Christian Mermance N’nang Nsome : un engagement au-delà des clivages

Le président du MGG, qui a lui-même connu l’emprisonnement pendant près de sept mois, précise que sa démarche ne vise pas à défendre une personne en particulier. « Ma priorité est de faire ce que la classe politique, la société civile et la presse gabonaises n’ont pas accompli à mon égard lorsque j’étais illégalement détenu », déclare-t-il. Il rejette catégoriquement l’étiquette de ‘kounabéliste’, malgré son soutien affiché au chef de l’État.

Appel solennel à la justice gabonaise

Fort de son expérience douloureuse, Christian Mermance N’nang Nsome exhorte les magistrats à trancher cette affaire avec impartialité, en appliquant strictement la loi. « La justice gabonaise a su faire son devoir lors de mon propre emprisonnement. Aujourd’hui, elle doit agir avec la même rigueur pour Bilie-By-Nzé », souligne-t-il.

Un plaidoyer contre l’arbitraire et l’impunité

L’ancien détenu évoque les conséquences dévastatrices de son incarcération sur sa santé et sa situation familiale, tout en pointant du doigt l’attitude irresponsable de ceux qui bafouent les libertés individuelles sans être tenus pour responsables. Malgré les risques de représailles dans un contexte politique tendu, où la liberté d’expression est souvent assimilée à une atteinte à l’ordre public, il refuse de se taire. « Hier, c’était moi. Aujourd’hui, c’est Bilie-By-Nzé. Qui sera la prochaine victime ? », s’interroge-t-il avec gravité.