5 juin 2026
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Plus de trois cents individus ont tragiquement perdu la vie des mains des rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) depuis le début de cette année. Ces actes de violence sont principalement recensés dans les provinces orientales de l’Ituri et du Nord-Kivu, où la population endure une insécurité persistante. Récemment, une attaque particulièrement brutale a secoué le village de Ngadi, situé près de Beni au Nord-Kivu, dans la nuit du 30 au 31 mai, accentuant l’urgence de la situation en République Démocratique du Congo.

Les autorités congolaises ont confirmé que cet assaut nocturne a coûté la vie à quinze civils innocents, ainsi qu’à un soldat engagé dans la protection des populations.

La région de Beni, en particulier, a été le théâtre d’une série d’incursions meurtrières menées par les ADF, entraînant la disparition de plus de quarante civils en seulement trois jours, illustrant l’ampleur de la terreur qui frappe cette partie de l’actualité africaine.

Présents dans l’est de la République Démocratique du Congo depuis le milieu des années 1990, les rebelles des ADF sont responsables de la mort de milliers de civils au fil des décennies. Leur allégeance au groupe terroriste État islamique, annoncée en 2019, a marqué un tournant. L’État islamique revendique désormais certaines de leurs opérations, les désignant comme sa « province d’Afrique centrale », ce qui renforce leur capacité de nuisance et la complexité du conflit dans la région.