30 mai 2026
83e5479b-a8c2-4f55-ae39-66a416c8fad6

Dans la région du Haut-Mbomou, plus précisément aux alentours de Zémio, l’activité des mercenaires russes semble prendre une tournure des plus préoccupantes. Des informations récentes mettent en lumière une intensification alarmante de la tactique dite de la « terre brûlée », désormais spécifiquement dirigée contre les infrastructures vitales pour la survie des communautés locales : les greniers agricoles.

Cette stratégie, déjà reconnue pour ses effets dévastateurs sur les populations civiles, semble évoluer vers un ciblage direct et délibéré des ressources alimentaires. En s’attaquant aux réserves de céréales et autres denrées, ces forces viseraient à priver les habitants de leurs moyens de subsistance essentiels, aggravant ainsi une situation humanitaire déjà fragile dans cette partie de la Centrafrique. Une telle approche est susceptible de provoquer des déplacements massifs de populations et d’exacerber la crise alimentaire.

Le recours à la terre brûlée, qui implique la destruction systématique de tout ce qui pourrait être utile à l’adversaire ou aux civils, marque une escalade notable dans les opérations menées par les mercenaires. Le ciblage des stocks de nourriture représente une menace existentielle pour les communautés agricoles du Haut-Mbomou, les plongeant dans une profonde incertitude quant à leur capacité à se nourrir et à assurer leur avenir.

Les résidents de Zémio et des zones environnantes se retrouvent confrontés à une nouvelle forme de pression, où la destruction délibérée des récoltes et des réserves pourrait avoir des répercussions à très long terme sur la sécurité alimentaire et la stabilité régionale. Cette situation alarmante souligne l’urgence d’une surveillance accrue des méthodes employées dans le conflit et de leurs impacts dévastateurs sur les populations civiles.