9 août 2026
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La question de la tenue des futures élections locales au Sénégal s’intensifie. Après l’intervention d’Ousmane Sonko, qui avait exhorté le président Bassirou Diomaye Faye à officialiser la date du vote, c’est au tour d’El Malick Ndiaye d’exprimer une position intransigeante sur le sujet.

Depuis Linguère, lors d’un rassemblement de Pastef pour la campagne de vente de cartes de membre, auquel Ousmane Sonko participait, le député El Malick Ndiaye a affirmé avec force qu’un report du scrutin local était inacceptable.

Une position sans équivoque : « personne ne peut les repousser »

El Malick Ndiaye a souligné la corrélation entre l’importante mobilisation observée autour des ventes de cartes de Pastef et les délibérations actuelles concernant le calendrier électoral sénégalais.

« Nos campagnes de vente de cartes de membre sont en train de dynamiser le pays, de manière positive. Partout au Sénégal, les citoyens se pressent pour acquérir leur adhésion à Pastef. Il est possible que cette dynamique influence la date des prochaines élections », a-t-il expliqué, insistant sur l’éveil citoyen Afrique.

Malgré ces considérations, l’ancien président de l’Assemblée nationale a réaffirmé avec fermeté l’impératif de la tenue de ces élections.

« Mais ces élections, personne n’a le pouvoir de les ajourner. Qu’ils le veuillent ou non, le combat aura lieu », a-t-il lancé avec conviction.

Après l’intervention d’Ousmane Sonko

Cette prise de position d’El Malick Ndiaye fait suite, à quelques heures d’intervalle, à l’intervention remarquée d’Ousmane Sonko depuis Louga.

Le président de Pastef avait également exhorté le chef de l’État à promulguer un décret pour établir la date des futures élections locales, soulignant que cette décision relevait pleinement des compétences présidentielles.

« Prononcer des décrets pour démettre des personnalités comme Fadilou Keïta, Waly Diouf Bodiang et d’autres, cela relève de ses attributions, et nul ne le conteste. De la même manière, il lui incombe de publier un décret pour fixer la date du scrutin. Il s’agit, dans les deux cas, de simples décrets », avait précisé Ousmane Sonko.

Ces deux déclarations successives intensifient la pression politique concernant le calendrier électoral. La date des prochaines élections locales au Sénégal demeure un sujet de vives interrogations au sein de la classe politique, reflétant une actualité africaine riche en débats.