Screenshot
Le président du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a procédé à une nouvelle série de limogeages au sein de l’administration publique, confirmant ainsi sa volonté de restructurer les institutions clés du pays. Cette opération, entamée lors d’une première vague, s’est poursuivie avec des changements majeurs ce mercredi.
Des postes stratégiques touchés par les nouvelles mesures
Parmi les limogeages les plus marquants, celui de Waly Diouf Bodiang, directeur général du Port autonome de Dakar, occupe une place centrale. Ce haut responsable, proche du parti au pouvoir, a été remplacé par Doune Pathé Mbengue, une figure issue de l’ancienne majorité.
Babo Amadou Ba, coordonnateur national des cadres du parti au pouvoir et directeur général du Fonds de financement de la formation professionnelle et technique (3FPT), a également été écarté. Soulèye Kane prend désormais la tête de cette institution essentielle pour la formation des jeunes Sénégalais.
À Touba, Lamine Barra Lô, directeur général de l’Office national de la formation professionnelle (ONFP), a laissé sa place à Mame Awa Ndoye. Cette nomination s’inscrit dans une logique de renouvellement des responsables locaux, souvent perçus comme des soutiens à l’opposition.
Des nominations qui redessinent l’administration publique
Karamba Diallo a été désigné pour diriger la SEN-Pharmacie nationale d’approvisionnement, succédant à Seydou Diallo, une personnalité engagée au sein du parti adverse et responsable à Keur Massar. Ces ajustements reflètent une stratégie plus large visant à aligner les institutions sur les nouvelles orientations politiques.
Ces mouvements confirment la volonté du chef de l’État de s’entourer de collaborateurs partageant ses priorités et de renforcer l’efficacité des structures publiques.