AFG Capital Ltd se réjouit d’avoir joué un rôle clé dans le retour du Gabon sur les marchés obligataires internationaux. En tant que conseiller financier exclusif de l’État gabonais, la société a structuré avec succès une émission obligataire d’envergure, s’élevant à 920 millions de dollars.
Cette opération, qui a suscité un vif engouement auprès des investisseurs institutionnels, démontre la capacité d’AFG Holding, via sa filiale AFG Capital, à orchestrer des transactions souveraines majeures à l’échelle du continent africain. Le montage de cette émission a été réalisé en collaboration avec les banques Cygnum Capital et Citigroup Global Markets, désignées comme arrangeurs, ainsi que le cabinet d’avocats White & Case, en charge du conseil juridique pour l’État gabonais.
Avec un montant levé de 920 millions de dollars, bien supérieur à l’objectif initial de 750 millions, cette transaction se classe parmi les plus importantes opérations souveraines africaines de l’année 2026. Elle symbolise non seulement le retour du Gabon sur la scène financière internationale après plusieurs années d’absence, mais aussi l’ambition d’AFG Capital à s’imposer comme un partenaire de choix pour les acteurs publics et privés africains dans la réalisation d’opérations financières d’envergure.
Le succès de cette émission a été officiellement confirmé par le ministère gabonais de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, chargé de la Lutte contre la vie chère, dans un communiqué diffusé le 30 juillet. L’État gabonais a pu bénéficier d’une forte demande, permettant de dépasser l’objectif initial de 750 millions de dollars pour atteindre 920 millions, soit un surplus de 170 millions de dollars.
Ce résultat reflète la confiance renouvelée des marchés envers la solidité de la signature gabonaise et la crédibilité des réformes engagées dans le cadre du Plan national de croissance et de développement (PNCD) 2026-2030. Ce plan vise notamment à restaurer les équilibres macroéconomiques et à accélérer la diversification de l’économie du pays.
L’obligation émise présente un coupon de 9,375%, une maturité de sept ans et un différé d’amortissement de trois ans, portant son échéance finale à 2033. Les fonds recueillis seront alloués au financement de projets d’investissement publics et au règlement partiel des arriérés de l’État, conformément aux orientations définies par la loi de finances rectificative pour 2026.
Le ministère gabonais souligne l’importance cruciale de la tournée de présentation (« road-show ») menée en amont auprès des investisseurs institutionnels internationaux. Cette démarche proactive, pilotée sous l’impulsion du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a joué un rôle déterminant dans la réussite de l’opération.
Ce retour du Gabon sur les marchés obligataires s’inscrit dans une dynamique régionale, alors que d’autres pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) ont également mené des opérations similaires cette année. Le Cameroun avait ainsi levé 750 millions de dollars en janvier, suivi par la République du Congo, qui avait mobilisé 850 millions de dollars en mai. Le Gabon devient donc le troisième État de la sous-région à solliciter les marchés internationaux en 2026.
Parallèlement à cette opération, Libreville poursuit des discussions techniques avec le Fonds monétaire international (FMI). Une mission de revue est prévue dans la capitale gabonaise en septembre, dans l’optique de finaliser un programme économique et financier d’ici la fin de l’année.