30 septembre 2026
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La signature du Mémorandum d’Entente entre le Conseil de l’Entente et le Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS), le mardi 29 septembre 2026 à Abidjan-Cocody, suscite déjà de nombreuses réactions. Au-delà de l’événement, cet accord de trois ans ouvre la voie à une coopération renforcée pour la paix et la stabilité dans une région confrontée à des défis persistants. Les observateurs saluent une avancée stratégique, tandis que les populations attendent des résultats concrets sur le terrain.

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Ce partenariat vise à conjuguer les efforts des deux institutions dans un contexte marqué par des menaces sécuritaires, politiques, humanitaires et institutionnelles. Il s’agit également de préserver et de renforcer les espaces de concertation entre les États et les organisations régionales. Pour les acteurs de la société civile, cette dynamique pourrait redonner confiance aux citoyens et encourager une mobilisation collective pour la paix.

Trois axes prioritaires pour une paix durable

La coopération s’articule autour de trois priorités majeures. La première concerne la diplomatie préventive, la médiation et le dialogue politique, avec des consultations stratégiques, des initiatives de bons offices et des actions de facilitation. La deuxième porte sur la paix et la résilience dans les zones frontalières, incluant la prévention des conflits, le renforcement de la cohésion sociale et la participation des jeunes et des femmes aux initiatives de paix. Le troisième axe est dédié au renforcement institutionnel et à l’analyse stratégique, via le partage d’informations, des études conjointes, l’assistance-conseil et le développement des capacités du Conseil de l’Entente.

Ce mémorandum consacre aussi le rôle du Conseil de l’Entente comme plateforme de dialogue, de concertation et de facilitation diplomatique. L’organisation pourrait ainsi contribuer, lorsque les circonstances l’exigent, au rapprochement entre les États et entre différentes configurations régionales. Une perspective qui réjouit les partisans d’une approche inclusive de la sécurité régionale.

Mise en œuvre et suivi : les prochaines étapes

Pour assurer la mise en œuvre de l’accord, les deux institutions élaboreront chaque année des plans de travail conjoints, désigneront des points focaux et organiseront des consultations régulières de suivi. Des missions conjointes d’évaluation, de dialogue ou de facilitation diplomatique pourront également être conduites. Ces mécanismes devraient permettre d’ajuster les actions en fonction de l’évolution du contexte sécuritaire.

Le Mémorandum d’Entente est conclu pour une durée initiale de trois ans. Cette période sera déterminante pour évaluer l’impact réel du partenariat sur le terrain et pour envisager d’éventuelles extensions ou adaptations.

Réactions des responsables : entre satisfaction et engagement

Présent à la cérémonie de signature, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, Leonardo Simão, a souligné l’importance de cette coopération pour la promotion de la paix et de la stabilité dans la région. « Il y a toujours des menaces pour la paix. On ne peut pas prendre la paix comme quelque chose de définitif. Il faut toujours faire des efforts pour maintenir la paix là où elle existe déjà, mais aussi récupérer la paix là où elle n’existe pas », a-t-il déclaré.

Leonardo Simão a également mis en avant l’expérience du Conseil de l’Entente, créé en 1959, soit avant l’Organisation de l’unité africaine et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Selon lui, cette expérience de coopération entre les États constitue une base sur laquelle peuvent s’appuyer de nouvelles initiatives en faveur de la paix dans la région.

Pour Idi Ali, secrétaire exécutif adjoint chargé de l’intérim du secrétaire exécutif du Conseil de l’Entente, cet accord traduit la reconnaissance du rôle que peut jouer l’organisation dans le contexte sécuritaire actuel. « Le Conseil de l’Entente constitue aujourd’hui un cadre privilégié pour consolider la paix dans la sous-région », a-t-il indiqué, relevant notamment la présence, au sein de cette organisation, de pays du Sahel et de pays du littoral.

Il a salué la signature de ce Mémorandum avec le Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, estimant qu’il permettra de consolider les relations entre les deux institutions et de renforcer leur contribution à la paix dans la sous-région.

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