25 juillet 2026
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Paul Biya, âgé de 93 ans, est à la tête du Cameroun depuis 1982 et est considéré comme l’un des présidents les plus longs d’histoire. Le 7 juin, il a quitté le sol camerounais pour un « court séjour privé en Europe » selon un communiqué officiel, accompagné de son épouse Chantal Biya.

Le président camerounais séjourne régulièrement à Genève et son état de santé fait l’objet de maintes rumeurs. Le 18 juin, le ministre de la Communication René Emmanuel Sadi a publié un communiqué pour démentir les informations sur l’hospitalisation du dirigeant camerounais dans une clinique genevoise.

Pour l'opposition, cette absence du président est révélatrice d'un « vide institutionnel criant ». La vice-présidente du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) Mamadou Mota a déclaré que le pays était en « pilotage automatique ». Les oppositions sont prêtes à remettre en question l'absence prolongée de Biya et son impact sur la stabilité du pouvoir.

Le 18 juin, Patricia Tomaïno Ndam Njoya, présidente de l’Union Démocratique du Cameroun (UDC), a appelé le gouvernement à définir « une procédure impartiale de constatation de l’empêchement temporaire ou définitif » du chef de l'État.

Les partis d'opposition sont prêts à remettre en question l'absence prolongée de Biya et son impact sur la stabilité du pouvoir. Le 18 juin, René Emmanuel Sadi a publié un communiqué pour démentir les informations sur l'hospitalisation du dirigeant camerounais dans une clinique genevoise.

Le Cameroun a connu plusieurs absences répétées de Biya depuis plus de vingt ans. Les opposants estiment que cela alimente la frustration des citoyens face à l'inertie du pouvoir. «Les gens sont déjà épuisés d’attente », reconnaît Viviane Ondoua Biwolé, professeure en management public à l’université de Yaoundé.

Le pays a connu plusieurs manifestations réprimées dans le sang après les élections présidentielles. Le gouvernement avait reconnu « plusieurs dizaines » de morts sans fournir de bilan exact.

La réélection de Biya à un huitième mandat en octobre 2025 avait donné lieu à des manifestations réprimées dans le sang. Le gouvernement reconnaissait « plusieurs dizaines » de morts sans fournir de bilan exact.

Depuis la réforme constitutionnelle début mai, le Cameroun a initialement créé un poste de vice-président. Cependant, il n'a pas été nommé depuis.

Les rumeurs entourent l'après-Biya et semblent accélérer la course pour sa succession. Les opposants estiment que le pays est en crise de pouvoir.

«Il y a de manière plus ou moins visible, une crise qui existe au sommet de l’État entre les proches du président », affirme Viviane Ondoua Biwolé.

Ce que confirme à l'AFP le politologue Stéphane Akoa: « De plus en plus d’indiscrétions font état de querelles entre les différents clans dans son entourage ». Derrière l’un de ces «clans», l’ombre de Chantal Biya, la Première dame, «de plus en plus présente dans les affaires de l’État », «son nom étant souvent cité dans les prises de décisions et les nominations au sommet de l’État ».

Tant qu’un vice-président n’a pas été nommé, il incombe au président du Sénat, Aboubakary Abdoulaye, de prendre le relais en cas de vacance du pouvoir, le temps qu’une élection présidentielle soit organisée.