3 juin 2026
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Louis Vlavonou, président du Parlement, a salué « une nouvelle page de l’histoire » du Bénin, lors de la révision de la Constitution.

Le 1er novembre, une révision constitutionnelle majeure a été adoptée en urgence au Bénin, introduisant des changements significatifs. Parmi les dispositions phares, la création d’un « ticket présidentiel » se distingue : désormais, le président de la République et son vice-président seront élus conjointement. Ce processus électoral se déroulera en deux tours, nécessitant l’obtention de la majorité absolue des suffrages exprimés.

Cette nouvelle loi fondamentale marque également un tournant social et institutionnel. Elle abolit définitivement la peine de mort, renforçant ainsi les droits humains. Par ailleurs, la Cour des comptes est instituée pour garantir une meilleure transparence financière. Un autre progrès notable réside dans l’intégration du principe de la discrimination positive, visant à favoriser une représentation accrue des femmes dans les processus électoraux.

Concernant le pouvoir législatif, la réforme constitutionnelle au Bénin instaure une limitation à trois mandats pour les députés. Une autre clause importante permet aux parlementaires ayant temporairement cédé leur siège à un suppléant de réintégrer leur fonction. Ces mesures visent à dynamiser le renouvellement politique et à offrir une flexibilité aux élus.

Le texte renforce également la limitation des mandats présidentiels, un principe déjà ancré dans la Constitution du 11 décembre 1990. Désormais, au-delà de la restriction à deux mandats consécutifs, il est clairement stipulé qu’aucun citoyen ne peut exercer la fonction présidentielle plus de deux fois au cours de son existence, garantissant ainsi une alternance plus stricte à la tête de l’État.

Les implications des réformes pour les échéances électorales futures