1 octobre 2026
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Lamu, Kenya — 30 septembre 2026. Le président béninois Romuald Wadagni a fait le déplacement dans le nord du Kenya ce mercredi pour prendre part au lancement des travaux de la future raffinerie d’Afrique de l’Est, un projet porté par le groupe de l’homme d’affaires nigérian Aliko Dangote. Une question centrale traverse cette cérémonie : l’Afrique peut-elle enfin transformer elle-même son brut, plutôt que de continuer à importer des produits raffinés ?

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Un plateau de dirigeants africains réunis à Lamu

Le chef de l’État béninois n’était pas seul à Lamu. Il s’est retrouvé aux côtés de plusieurs dirigeants du continent, dont le président ougandais Yoweri Museveni, le président togolais Jean-Lucien Savi de Tové, le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed Ali et le président kényan William Ruto.

Cette présence simultanée de responsables d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique de l’Est donne à la rencontre une portée continentale. Elle traduit aussi la volonté affichée de faire de ce chantier un projet qui dépasse les seules frontières du Kenya.

16 Milliards de dollars et 700 000 barils par jour : les chiffres du projet

La future raffinerie de Lamu représente, selon les informations communiquées autour du projet, un investissement estimé à 16 milliards de dollars, soit environ 8 960 milliards de francs CFA.

À terme, l’installation devrait afficher une capacité de traitement de 700 000 barils de pétrole brut par jour. Un volume qui la placerait parmi les plus grands complexes industriels du continent et en ferait, d’après les données annoncées, le plus important projet industriel d’Afrique de l’Est en matière de raffinage.

Au-delà des montants, ce chantier s’inscrit dans un contexte où plusieurs pays africains cherchent à renforcer leurs capacités locales de transformation des matières premières et à réduire leur dépendance aux importations de produits pétroliers raffinés.

Pourquoi le Bénin s’invite-t-il à ce rendez-vous est-africain ?

La participation de Romuald Wadagni à cette cérémonie constitue, pour le Bénin, une occasion d’observer de près les perspectives offertes par les grands investissements industriels africains et les nouvelles dynamiques de coopération économique entre États.

Le projet de Lamu s’inscrit en effet dans une Afrique où les infrastructures énergétiques occupent une place croissante dans les stratégies de développement, de souveraineté économique et d’intégration régionale.

L’industrie, moteur des ambitions africaines

Avec ses 700 000 barils par jour annoncés à terme, la future raffinerie de Lamu se présente comme une infrastructure de dimension exceptionnelle. Sa réalisation devrait mobiliser d’importants capitaux et faire émerger un écosystème industriel autour de l’énergie, des transports et de la logistique.

La cérémonie de ce 30 septembre 2026 apparaît ainsi comme un rendez-vous majeur pour les dirigeants présents. Pour Romuald Wadagni, elle offre surtout l’occasion de prendre part, aux côtés de plusieurs responsables africains, à une séquence consacrée à l’un des grands projets industriels actuellement annoncés sur le continent.

Un regard tourné vers l’avenir

À Lamu, le regard est donc tourné vers l’avenir : celui d’une Afrique qui cherche à accroître ses capacités industrielles et à transformer davantage ses ressources sur son propre sol.

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