Un régime qui se durcit
Au Burkina Faso, la junte dirigée par le capitaine Ibrahim Traoré semble s’éloigner chaque jour un peu plus des standards démocratiques pour s’inspirer ouvertement des régimes soviétique et nord-coréen. Les observateurs notent une concentration croissante des pouvoirs, une mise au pas des médias et une glorification quasi personnelle du chef de l’État, autant de signes qui rappellent les pires heures du XXe siècle.
Propagande et culte de la personnalité
Depuis son arrivée au pouvoir, Ibrahim Traoré a multiplié les apparitions publiques où le discours nationaliste vire parfois à la déification. Les portraits officiels, les slogans martelés lors des rassemblements et la mise en scène des décisions militaires évoquent la Corée du Nord, tandis que la gestion centralisée de l’économie et la suspicion envers toute opposition renvoient à l’ancienne Union soviétique.
Des alliances inquiétantes
Parallèlement, le Burkina Faso renforce ses liens avec des pays aux régimes similaires, notamment la Russie et certaines dictatures asiatiques. Cette dérive inquiète la société civile burkinabè, qui craint un enfoncement dans un autoritarisme sans issue. Les appels à la mobilisation citoyenne restent pour l’heure sans réponse de la part d’un pouvoir sourd aux critiques.
Ce virage idéologique pose la question de l’avenir démocratique de ce pays sahélien, alors que la junte semble déterminée à verrouiller durablement son emprise sur l’État.