15 août 2026
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La Côte d’Ivoire s’engage résolument à dynamiser sa production animale et halieutique. Cette initiative stratégique vise à réduire une dépendance significative aux importations, dont le coût pour les viandes et abats a atteint la somme considérable de 782 milliards de francs CFA en 2024. C’est ce qu’a souligné Bouadi Beda Paul, directeur des affaires financières au Ministère des Ressources Animales et Halieutiques (MIRAH).

Lors d’un atelier organisé à Jacqueville le mercredi 29 juillet 2026, dédié à la révision du Document de Programmation Pluriannuelle des Dépenses et des Projets Annuels de Performance (DPPD-PAP) pour la période 2027-2029, monsieur Beda Paul a insisté sur l’impératif d’une planification budgétaire axée sur les résultats. Cette approche est jugée essentielle pour relever les défis complexes auxquels le secteur est confronté.

La Politique Nationale de Développement de l’Élevage, de la Pêche et de l’Aquaculture (PONADEPA) 2026-2030 constitue le cadre de cette ambition. Elle vise spécifiquement à renforcer la souveraineté alimentaire de la nation et à stimuler l’afflux d’investissements privés dans ces filières vitales.

« L’élaboration du DPPD-PAP n’est plus une option, mais une nécessité impérieuse dans le cadre d’une gestion résolument tournée vers les résultats », a affirmé Bouadi Beda Paul.

Organisé par la direction des affaires financières du MIRAH, cet atelier s’est tenu du 29 au 31 juillet. Il a rassemblé les principaux responsables des divers services du ministère avec pour mission d’identifier les besoins prioritaires pour les trois années à venir.

Les travaux de cet événement devront aboutir à un document détaillé, définissant les objectifs clairs du ministère, les actions concrètes à entreprendre et les indicateurs de suivi précis pour évaluer l’efficacité de l’utilisation des ressources publiques allouées.

Le directeur des affaires financières a par ailleurs vivement encouragé la jeunesse ivoirienne à se tourner vers les métiers de l’élevage, de la pisciculture et de l’aquaculture. Selon lui, ces secteurs regorgent d’opportunités d’emploi prometteuses pour l’avenir du pays.