Les responsables de la coalition Diomaye Président ont vivement critiqué les dernières prises de parole d’Ousmane Sonko, tenues lors de l’inauguration du siège du parti Pastef à Mbacké. Selon eux, ses propos envers le chef de l’État transgressent les règles élémentaires d’un État de droit et sapent le respect dû aux institutions républicaines.
Bassirou Dieng, figure majeure de la coalition présidentielle, a qualifié ces déclarations d’inacceptables pour une démocratie moderne. « Dans une nation fondée sur l’État de droit, une république ou une démocratie, il est impensable qu’un président d’assemblée nationale tienne des propos blessants à l’encontre du président de la République », a-t-il souligné, évoquant les principes sacrés d’une gouvernance responsable.
Les réactions ne se sont pas fait attendre : les réseaux sociaux et les médias locaux ont rapidement relayé son indignation. « Depuis ses déclarations d’hier à Mbacké, l’émotion est palpable. Les citoyens et les acteurs politiques dénoncent unanimement les propos d’Ousmane Sonko, jugés outrageants et contraires à l’éthique politique », a précisé Bassirou Dieng, insistant sur la nécessité pour l’intéressé de « modérer ses propos ».
La coalition présidentielle a prévenu : elle ne restera pas passive face à ces attaques répétées contre les institutions. « Nous ne tolérerons plus ces écarts de langage. Ousmane Sonko devra désormais assumer les conséquences de ses déclarations irrespectueuses, non seulement envers le président de la République, mais aussi envers toutes les autorités incarnant la légitimité de l’État », a averti Bassirou Dieng.
Ces déclarations surviennent après une sortie médiatique remarquée d’Ousmane Sonko à Mbacké, qui a relancé les tensions politiques et alimenté les débats au sein de la majorité présidentielle.