26 juin 2026
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L’Union européenne s’est dite prête à dialoguer avec le Gabon après l’annonce de la dénonciation unilatérale de l’accord de pêche par le président Brice Oligui Nguema en juin 2025. Dans un message publié sur Facebook, la représentation de l’UE au Gabon a indiqué être disposée à aborder les préoccupations soulevées de manière constructive et transparente.

En juin 2025, le chef de l’État gabonais avait annoncé entamer une procédure de dénonciation unilatérale de ces accords, estimant que le partenariat était profondément déséquilibré et nécessitait une renégociation. Il a notamment souligné que les recettes tirées de cet accord ne couvrent ni la valeur réelle des prises, ni les dépenses de l’État pour la surveillance et le contrôle, ni les pertes liées au manque de transformation sur place.

L’Union européenne assure qu’elle est prête à négocier un nouvel accord de partenariat de pêche durable, de nouvelle génération, avec un protocole d’application mutuellement bénéfique, et insiste sur une approche tournée vers l’avenir pour un cadre rénové, équilibré et efficace.

Signé initialement en 2007, l’accord de partenariat de pêche durable (APPD) permettait aux navires européens de pêcher dans les eaux gabonaises. Il a été renouvelé à plusieurs reprises jusqu’en 2021 pour une durée de cinq ans, avec une valeur globale estimée à environ 17 milliards de francs CFA (environ 26 millions d’euros), selon le ministère gabonais des Affaires étrangères.

Le président Oligui Nguema a également dénoncé la faiblesse des investissements consentis par les partenaires dans le développement local, l’emploi et le renforcement des capacités nationales, ainsi que les risques accrus de surexploitation des ressources halieutiques en l’absence de mécanismes partagés de transparence et de suivi scientifique.