1 juillet 2026
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Le processus de structuration institutionnelle au Bénin franchit une étape décisive. Dans le cadre de la mise en place effective du Sénat, le gouvernement a validé une première liste de personnalités appelées à siéger en tant que membres de droit au sein de cette nouvelle chambre parlementaire, instaurée lors de la révision constitutionnelle de novembre 2025.

Les présidents Nicéphore Soglo( en blanc en arrière plan), Boni Yayi (à gauche) et Patrice Talon (à droite)

Les anciens chefs d’État parmi les futurs sénateurs

Cette liste intègre des figures majeures de l’histoire politique récente du pays. En raison de leurs anciennes responsabilités au sommet de l’État, les anciens présidents de la République Nicéphore Soglo, Boni Yayi et Patrice Talon sont désignés pour rejoindre les bancs de cette haute assemblée.

L’institution pourra également compter sur l’expérience d’anciens présidents de l’Assemblée nationale. Parmi eux figurent Adrien Houngbédji, Bruno Amoussou, Idji Kolawolé ainsi que Mathurin Nago. Leur intégration répond aux critères définis pour la composition de cette seconde chambre du Parlement.

Une expertise juridique et constitutionnelle renforcée

Le volet constitutionnel sera représenté par d’anciens présidents de la Cour constitutionnelle. Les noms de Théodore Holo, Robert Dossou, Amouda Issifou et Élisabeth Pognon ont été retenus pour participer aux travaux du Sénat.

La création de cette institution est la conséquence directe de la réforme de la Constitution votée en novembre 2025, qui a introduit le bicaméralisme au Bénin. Le Sénat est composé de membres de droit et de membres désignés selon des procédures spécifiques. Pour les membres de droit, la condition sine qua non est d’avoir exercé au moins la moitié de leur mandat à la tête de la République, de l’Assemblée nationale ou de la Cour constitutionnelle.