1 juillet 2026
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À l’occasion de la clôture de la première session ordinaire de la chambre haute, la présidente de l’institution a fermement interpellé le pouvoir exécutif. Huguette Yvonne Nyana Ekoume-Awori a plaidé pour une réorganisation profonde de l’activité parlementaire, exigeant une « transmission égalitaire des textes » entre l’Assemblée nationale et le Sénat, conformément aux principes fondamentaux du bicamérisme.

Pour la première autorité de la vénérable institution, l’architecture constitutionnelle ne doit pas réduire le Sénat à une simple chambre d’enregistrement soumise aux aléas de l’agenda gouvernemental. En dehors des projets spécifiquement protégés, tels que les lois de finances ou les révisions constitutionnelles, la présidente appelle à une nouvelle ingénierie dans le dépôt des projets de loi.

Une volonté de restaurer la mission législative

Devant un parterre de membres du gouvernement, dont le Vice-président Hermann Immongault, Huguette Yvonne Nyana Ekoume-Awori a insisté sur la nécessité d’apporter plus de fluidité et de rapidité aux navettes parlementaires. Une répartition équitable des dossiers dès leur examen initial permettrait, selon elle, de corriger des dysfonctionnements structurels qui entravent la mission des parlementaires au Gabon.

Ce rééquilibrage vise deux objectifs majeurs : mettre fin à l’engorgement chronique d’une seule chambre et préserver la qualité normative des lois. La présidente a notamment dénoncé une « dictature de l’urgence » qui nuit trop souvent à la rigueur des délibérations. Cet appel à la cohérence institutionnelle se veut une main tendue pour une collaboration plus harmonieuse entre les pouvoirs, afin de garantir une production législative respectueuse des prérogatives de la Haute Assemblée.