20 septembre 2026
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Le vrai test du budget 2027 de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin se jouera-t-il sur les 6,6 milliards de FCFA annoncés, ou sur les 2,1 milliards effectivement orientés vers l’investissement ? C’est la question qui domine après le vote de l’Assemblée consulaire, réunie à Cotonou le vendredi 18 septembre 2026, à l’occasion de sa deuxième session ordinaire consacrée à l’examen et à l’adoption du projet de budget de l’exercice 2027.

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Un vote consulaire qui déplace le curseur vers l’investissement

L’enveloppe retenue pour 2027 s’élève à 6,6 milliards de FCFA. Sur cette somme, 2,1 milliards de FCFA sont fléchés vers les investissements, le reste devant couvrir le fonctionnement courant de l’institution. Ce dosage traduit une volonté affichée de faire basculer les moyens de la Chambre vers des dépenses capables de produire des effets durables sur l’appareil économique national.

Ce que la tutelle exige avant de débloquer les 2,1 milliards

L’exécution de ces 2,1 milliards de FCFA devra se faire dans la transparence, insiste la tutelle. L’objectif affiché est clair : alléger le poids du fonctionnement pour libérer davantage de ressources au profit de l’investissement. La ministre du Commerce intérieur et de la Formalisation de l’Économie, Alimatou Shadiya Assouman, a par ailleurs demandé à la Chambre d’améliorer le recouvrement de ses cotisations, en travaillant de concert avec la Direction générale des Impôts.

Recouvrement des cotisations : un chantier à mener avec l’administration fiscale

Cette exigence de recouvrement conditionne en partie la crédibilité du budget 2027 : sans rentrées de cotisations suffisantes, la part réservée à l’investissement resterait fragile. La coordination avec l’administration fiscale apparaît donc comme un levier déterminant pour sécuriser les recettes de la Chambre.

Formalisation et emploi : des résultats à prouver sur le terrain

Le Gouvernement attend des résultats mesurables, notamment sur la formalisation des activités et la création d’emplois. La feuille de route présentée aux élus consulaires cible en priorité trois catégories d’acteurs : les petits commerçants, les jeunes entrepreneurs et les femmes transformatrices. Autrement dit, l’efficacité du budget ne sera pas jugée sur ses chiffres, mais sur sa capacité à faire entrer ces profils dans le circuit formel et à leur ouvrir des perspectives d’activité.

Les 77 communes, nouveau baromètre de l’action de la CCI Bénin

La dimension territoriale figure également parmi les exigences fixées à l’institution. La Chambre est appelée à déployer ses interventions dans les 77 communes du Bénin, et non plus seulement dans les principaux pôles économiques. L’ambition est de rapprocher ses services des entreprises et des acteurs de l’économie locale, y compris dans les zones les plus éloignées des grands centres d’affaires.

Arnauld Akakpo veut faire de la Chambre un relais des politiques publiques

Le président de la CCI Bénin, Arnauld Akakpo, a garanti que l’institution mobiliserait son réseau territorial et son expertise au service de la formalisation et de la modernisation du commerce intérieur. Il a présenté la Chambre comme une courroie de transmission entre les politiques publiques et les besoins quotidiens des entreprises.

Un budget adopté, une exécution désormais sous surveillance

Le projet de budget a été examiné puis voté par l’Assemblée consulaire au cours de cette deuxième session ordinaire. La programmation retient 6,6 milliards de FCFA pour l’exercice 2027, dont 2,1 milliards de FCFA consacrés aux investissements, avec une couverture attendue des 77 communes du pays. Reste désormais à transformer ces engagements budgétaires en réalisations concrètes pour les entrepreneurs béninois.