27 juin 2026
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L’est de la République démocratique du Congo (RDC) est de nouveau le théâtre d’une recrudescence des affrontements entre les forces de Kinshasa et les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23). Cette escalade, qui survient également dans un contexte d’épidémie d’Ebola, jette une ombre sur l’accord de paix signé il y a un an à Washington, en présence du secrétaire d’État américain Marco Rubio et des délégations congolaise et rwandaise.

Violences dans l'est de la RDC - Un an après l'accord de paix RDC/Rwanda, la région fait toujours face au "statu quo"

La République démocratique du Congo, meurtrie par trois décennies de conflits incessants, est confrontée à une nouvelle vague de violences depuis la réactivation du M23 en 2021. Ce mouvement armé est accusé par l’Organisation des Nations unies de bénéficier d’un soutien militaire du Rwanda.

Dans ce contexte tendu, des efforts diplomatiques ont été déployés. Le 9 avril 2025, à la suite d’une rencontre entre les présidents congolais Félix Tshisekedi et rwandais Paul Kagame, des pourparlers ont débuté à Doha, sous l’égide du Qatar. Ces discussions impliquaient l’Alliance fleuve Congo, la branche politique du M23, et le gouvernement congolais.

Parallèlement, les États-Unis ont initié leurs propres négociations afin de parvenir à un accord de paix global entre la RDC et le Rwanda. Après plusieurs mois d’échanges intenses, un accord a finalement été paraphé le 27 juin 2025 entre Kigali et Kinshasa, en présence du secrétaire d’État américain Marco Rubio, marquant une étape cruciale vers la désescalade.

Pourtant, un an après la signature de cet accord, la situation dans la région demeure inchangée, un véritable « statu quo », comme l’analyse Bob Kabamba, politologue à l’Université de Liège. Les territoires conquis par la rébellion demeurent sous son emprise, et les violations du cessez-le-feu, caractérisées par des échanges de tirs, sont observées tant du côté des forces gouvernementales congolaises que de celui du M23.

Malgré l’engagement pris, le M23 poursuit activement le recrutement de nouvelles troupes, souligne le professeur Kabamba. Il ajoute que « c’est la rébellion qui a actuellement la mainmise » sur le terrain. L’équilibre des forces sur le terrain sera déterminant pour l’imposition des agendas respectifs à l’avenir, conclut-il, soulignant l’impasse actuelle.