En pleine séance des questions d’actualité à l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, Premier ministre sénégalais, a clarifié sans ambiguïté la position de son parti, le Pastef. Face aux représentants élus, il a réaffirmé avec une fermeté que les tensions internes au mouvement ne pouvaient être apaisées par des mesures administratives ou des décrets.
Pour le chef du gouvernement, ces divergences politiques relèvent d’un débat démocratique et doivent être résolues par le dialogue entre les membres, et non par une approche autoritaire. Cette déclaration intervient alors que des rumeurs persistantes évoquent des fractures au sein du parti, alimentées par des acteurs cherchant à déstabiliser l’équipe dirigeante.
Sonko a pris soin de préciser que toute tentative d’exploiter ces tensions pour affaiblir l’exécutif serait vaine. Selon lui, la cohésion du Pastef repose sur des principes de transparence et de responsabilité collective, bien au-delà des simples décisions unilatérales.
Cette prise de parole publique marque une volonté de rassurer les citoyens et les partenaires politiques sur la stabilité du gouvernement, malgré les défis internes. En refusant de céder à la pression, le Premier ministre souligne l’importance de maintenir une gouvernance fondée sur l’écoute et le consensus, plutôt que sur l’imposition de règles rigides.