31 juillet 2026
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Côte d’Ivoire : le gouvernement mise sur le financement innovant pour booster son développement

Sous la présidence d’Alassane Ouattara, le gouvernement ivoirien a fait de la mobilisation des ressources financières un pilier central de sa stratégie de transformation économique. Cette vision s’est concrétisée lors du lancement officiel de deux rapports majeurs de la Banque africaine de développement (BAD) : le Rapport Pays Côte d’Ivoire (RP-CI) et le Rapport sur les Perspectives Économiques Régionales de l’Afrique de l’Ouest (PER-AO) 2026.

Accueillie à Abidjan, cette cérémonie a réuni les acteurs clés du développement, dont les représentants de la BAD, les institutions financières internationales et nationales, ainsi que le secteur privé. Le thème retenu, « Mobiliser des ressources à grande échelle pour le financement du développement de l’Afrique dans un monde fragmenté », reflète les enjeux cruciaux auxquels le continent fait face.

Une croissance économique qui inspire l’afrique

Le Ministre du Plan et du Développement, représenté par le Directeur de Cabinet Pr Loesse Jacques ESSO, a souligné l’importance de ces rapports comme outils stratégiques pour façonner les politiques publiques. Avec une croissance économique africaine estimée à 3,9 % en 2025, plusieurs pays du continent, dont la Côte d’Ivoire, affichent une dynamique remarquable.

« Notre pays affiche une croissance d’environ 6,5 %, un rythme qui nous rapproche des objectifs ambitieux de l’Agenda 2063 de l’Union africaine », a-t-il déclaré. Cette performance économique s’inscrit dans la droite ligne du Plan National de Développement (PND) 2026-2030, un document stratégique qui vise à accélérer la transformation structurelle de l’économie ivoirienne.

Un défi financier colossal pour le PND 2026-2030

Le financement du PND représente un défi majeur : 114 838,5 milliards de FCFA, soit environ 209 milliards de dollars US. Une somme colossale qui témoigne des ambitions du pays. La réussite du Groupe consultatif des 8 et 9 juillet 2026, ayant permis de mobiliser 80 milliards de dollars (47 820 milliards de FCFA), illustre la confiance des partenaires internationaux dans la vision du gouvernement ivoirien.

« Cette mobilisation exceptionnelle confirme notre capacité à attirer des financements à grande échelle au service de nos priorités nationales », a précisé Pr Loesse Jacques ESSO. Un succès qui renforce la crédibilité de la Côte d’Ivoire sur la scène internationale.

Des solutions africaines pour des défis africains

Au-delà des chiffres ivoiriens, Pr Loesse Jacques ESSO a rappelé que les enseignements des rapports s’appliquent à l’ensemble du continent. La mobilisation massive de ressources pour accélérer la transformation économique africaine passe par plusieurs leviers :

  • L’augmentation des ressources intérieures grâce à une fiscalité optimisée et à une politique budgétaire rigoureuse ;
  • Un recours accru aux capitaux privés pour diversifier les sources de financement ;
  • Le renforcement des systèmes financiers africains pour les rendre plus résilients ;
  • L’approfondissement de l’intégration régionale via des initiatives comme le Système panafricain de paiement et de règlement (SPPR) et la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Un appel à l’action collective

En conclusion, Pr Loesse Jacques ESSO a appelé les participants à s’approprier les analyses et recommandations des rapports. Une invitation à enrichir les échanges pour renforcer la réflexion collective sur les défis et opportunités du financement du développement. L’objectif ? Bâtir des politiques plus efficaces, en synergie avec l’administration publique, le secteur privé, les institutions financières et la société civile, tant en Côte d’Ivoire qu’à l’échelle régionale.