22 mai 2026

Côte d’Ivoire : la CEDEAO et ONU Femmes valident un programme régional pour l’égalité des genres et l’économie verte

Abidjan a été le théâtre d’une étape décisive pour l’avenir des politiques régionales en matière d’égalité des genres et de transition écologique. Le Centre de la CEDEAO pour le développement du genre (CCDG), en partenariat avec ONU Femmes et plusieurs agences spécialisées de l’organisation ouest-africaine, a officiellement validé un programme intégré sur le genre, le changement climatique et l’économie verte. Cette initiative, fruit d’intenses travaux préparatoires, marque une avancée concrète pour les États membres de la CEDEAO.

Un cadre stratégique pour répondre aux enjeux climatiques et sociaux

Les 15 et 16 mai 2026, une réunion d’envergure s’est tenue à la Représentation résidente de la CEDEAO en Côte d’Ivoire. L’objectif ? Finaliser le document stratégique du programme et tracer une feuille de route claire pour sa mise en œuvre. Ce programme s’inscrit dans une démarche ambitieuse : renforcer les efforts collectifs des pays membres pour répondre aux priorités communes en matière de résilience climatique et de transition écologique, tout en apportant un soutien financier au Plan d’action de la CEDEAO sur ces thématiques.

Parmi les défis majeurs identifiés, la transition écologique se présente comme une opportunité unique pour les femmes et les jeunes filles d’Afrique de l’Ouest. Sandra Oulaté Fattoh, directrice du CCDG, a rappelé que cette transition « doit être pensée comme un levier de développement inclusif ». Les enjeux sont doubles : d’une part, intégrer les femmes dans les processus décisionnels liés au climat, et d’autre part, leur offrir des espaces pour contribuer activement à la construction d’une économie verte durable.

Du discours à l’action : une mobilisation concrète face aux défis régionaux

Adjaratou Fatou Ndiaye, représentante résidente d’ONU Femmes en Côte d’Ivoire, a salué cette initiative comme une « traduction tangible de l’engagement politique en solutions opérationnelles ». Pour elle, ce programme illustre la volonté de passer d’une approche théorique à des mesures concrètes, capables de transformer les réalités des populations les plus vulnérables face au changement climatique.

Dr Kalilou Sylla, commissaire de la CEDEAO chargé des Affaires économiques et de l’Agriculture, a insisté sur l’importance d’une transition verte inclusive. Selon lui, cette transition doit impérativement s’appuyer sur des politiques publiques offrant des opportunités réelles aux femmes et aux jeunes, notamment dans les secteurs agricoles et énergétiques. « L’inclusion n’est pas une option, mais une nécessité pour garantir la pérennité de nos actions », a-t-il déclaré.

Prochaines étapes : vers une adoption officielle

Le document final du programme, actuellement en phase de finalisation, devrait être officiellement adopté lors d’une session de travail prévue du 29 juin au 6 juillet 2026 à Lomé, au Togo. Cette rencontre constituera une nouvelle étape vers la concrétisation de cette vision partagée, où l’égalité des genres et la protection de l’environnement se renforcent mutuellement pour bâtir un avenir plus résilient en Afrique de l’Ouest.