21 septembre 2026
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Une mobilisation record à mi-parcours : 2 329,6 milliards FCFA déjà en caisse

A quelques semaines de la clôture de l’exercice budgétaire 2026, le Trésor public béninois affiche une santé financière exceptionnelle. Grâce à une collecte proactive des recettes, plus de 56 % de l’objectif annuel a déjà été atteint dès la fin du premier semestre, avec 2 329,6 milliards de FCFA mobilisés, sur un plafond révisé à 4 148,4 milliards FCFA. Une performance qui place le pays dans une position de force pour aborder le dernier trimestre sans craindre les tensions de trésorerie.

Le dernier trimestre : un sprint décisif pour les finances publiques

Le quatrième trimestre représente toujours un moment charnière pour les administrations économiques béninoises. C’est durant cette période que se jouent les ultimes recouvrements fiscaux, notamment via l’intensification des activités commerciales au Port de Cotonou et la finalisation des déclarations fiscales des contribuables. Cette dynamique saisonnière, couplée à une gestion rigoureuse des dépenses, offre au gouvernement les marges nécessaires pour :

  • Honorer les derniers règlements liés aux infrastructures prioritaires du Programme d’Actions du Gouvernement (PAG) ;
  • Garantir le paiement ponctuel des salaires et le service de la dette publique ;
  • Finaliser les crédits alloués aux programmes sociaux et éducatifs avant la fin de l’année.

Une crédibilité renforcée avant les arbitrages budgétaires de 2027

Cette dynamique exceptionnelle ne se limite pas aux chiffres : elle consolide la réputation du Bénin auprès des investisseurs et des institutions financières internationales. Une telle aisance budgétaire permet d’envisager sereinement la prochaine session parlementaire, prévue en octobre, où les députés examineront le projet de loi de finances 2027. Les arbitrages à venir bénéficieront ainsi d’une marge de manœuvre élargie, réduisant les risques de déséquilibres majeurs.

Dans un contexte où les économies africaines restent exposées à des chocs externes, le Bénin mise sur la robustesse de ses finances pour poursuivre son objectif ambitieux : ramener le déficit public sous la barre des 3 % du PIB d’ici la clôture de l’exercice. Une ambition qui, si elle est maintenue, pourrait servir d’exemple pour la sous-région.

Quels leviers ont permis cette performance ?

Plusieurs facteurs expliquent cette réussite collective :

  • Une politique de recouvrement fiscal renforcée auprès des grandes entreprises et des acteurs du commerce international ;
  • Une optimisation des dépenses de fonctionnement, limitant les gaspillages tout en maintenant l’investissement public ;
  • Une coordination accrue entre les administrations (Douanes, Impôts, Trésor) pour maximiser les rentrées fiscales sans alourdir la pression sur les contribuables.

Et après ? La route vers 2027 s’annonce tracée

Avec une trajectoire budgétaire aussi maîtrisée, le Bénin entre dans une phase de stabilisation financière propice aux réformes structurelles. Les prochaines étapes consisteront à capitaliser sur cette dynamique pour accélérer la transition vers une économie moins dépendante des aléas internationaux, tout en préparant le terrain pour les investissements privés et publics prévus dans le cadre du PAG.

Reste une inconnue : l’impact des tensions géopolitiques et des fluctuations des matières premières sur les recettes à venir. Mais pour l’heure, le pays peut se targuer d’avoir posé les bases d’une gestion budgétaire exemplaire.