Le Bénin a commémoré, ce samedi 1ᵉʳ août 2026, le soixante-sixième anniversaire de son accession à la souveraineté internationale. Organisée sur le prestigieux Boulevard de la Marina à Cotonou, cette cérémonie officielle a été marquée par une série de moments intenses, tant sur le plan institutionnel que symbolique, sous la présidence de Romuald Wadagni.

Cette première fête nationale présidée par Romuald Wadagni a été ponctuée par des événements notables : le retour de Boni Yayi aux festivités, la présence de Patrice Talon, la participation de l’armée nigériane, et un bain de foule du chef de l’État après les célébrations.
La première célébration présidentielle de Romuald Wadagni
Ayant accédé à la magistrature suprême en avril dernier, Romuald Wadagni a dirigé pour la première fois les cérémonies officielles du 1ᵉʳ août en sa qualité de président de la République. Le protocole a débuté par un dépôt solennel de gerbe de fleurs au Monument aux Dévoués, suivi d’une revue des troupes avant de lancer le traditionnel défilé militaire et paramilitaire.
Entouré des présidents des institutions républicaines, des membres du gouvernement, des hauts responsables des forces de défense et de sécurité, ainsi que du corps diplomatique, le chef de l’État a observé le passage des diverses unités participant au défilé.
L’image forte : Boni Yayi et Patrice Talon réunis
L’un des moments les plus marquants de cette célébration fut sans aucun doute la présence conjointe des anciens présidents Boni Yayi et Patrice Talon dans la tribune officielle. Cette image revêt une signification particulière, car durant la décennie de présidence de Patrice Talon, Boni Yayi avait, à plusieurs reprises, décliné les invitations aux cérémonies officielles de la fête nationale, dans un contexte de tensions politiques.
Sa participation à cette édition 2026 témoigne ainsi d’un climat institutionnel visiblement apaisé. Patrice Talon, pour sa part, assistait pour la première fois à cette cérémonie en tant qu’ancien chef de l’État, ayant cédé sa place protocolaire au président Romuald Wadagni.
Le Nigeria, un invité d’honneur pour la coopération régionale
Un autre temps fort de la matinée fut la participation d’un détachement des forces armées nigérianes au défilé militaire. Le passage des soldats nigérians aux côtés des Forces armées béninoises a mis en lumière la solide coopération sécuritaire entre Cotonou et Abuja, à un moment où les défis de défense et de sécurité demeurent des priorités essentielles pour l’actualité africaine et la sous-région ouest-africaine.
L’hymne national en dendi : valorisation culturelle
La cérémonie a également été ponctuée par une interprétation émouvante de « L’Aube Nouvelle », l’hymne national béninois, en langue dendi. Très appréciée par le public, cette séquence a rapidement généré de nombreuses réactions positives sur les réseaux sociaux, soulignant l’éveil citoyen africain face à la richesse de leur patrimoine.
Cette initiative s’inscrit dans la continuité de la politique de valorisation des langues nationales engagée au Bénin ces dernières années. Après des interprétations en fon puis en adja lors des précédentes célébrations, c’est la langue dendi qui était à l’honneur cette année.
Un bain de foule présidentiel pour clôturer les festivités
À la fin du défilé, Romuald Wadagni est allé à la rencontre des populations venues nombreuses assister aux festivités. Le chef de l’État a offert un bain de foule mémorable le long du Boulevard de la Marina, saluant les nombreux citoyens béninois qui l’acclamaient avec enthousiasme. Cette mobilisation citoyenne a renforcé le lien entre les autorités et les populations.
Cette proximité avec le public a constitué la dernière image forte de cette célébration du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance, une édition marquée par des gestes de continuité institutionnelle, des symboles puissants d’unité nationale et une volonté manifeste de renforcer la connexion entre les leaders et leurs concitoyens.