8 juin 2026
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À Ouagadougou, les professionnels du secteur aquacole au Burkina Faso ont récemment adopté et officialisé une série de documents stratégiques conçus pour encadrer et accélérer le développement durable de la filière. Ces outils, incluant un diagnostic sectoriel complet, une feuille de route pour les investissements et un manuel d’accompagnement opérationnel, serviront de référence aux décideurs publics et aux investisseurs privés engagés dans l’aquaculture.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet Sahel RESILAND, une démarche régionale visant à renforcer la résilience des écosystèmes sahéliens et des communautés qui en dépendent. Le programme cible notamment la gestion durable des terres et des ressources en eau, la restauration des milieux fragilisés et la diversification des activités économiques en milieu rural. Ses objectifs finaux visent à créer des emplois locaux et à améliorer significativement les conditions de vie des populations locales.

Un volet essentiel de ce dispositif repose sur la production et la diffusion de connaissances fiables. Ces éléments permettront d’éclairer les décisions politiques, d’optimiser les futures interventions et de proposer des solutions adaptées aux réalités du terrain. C’est dans cette logique que s’inscrit l’initiative Africa Sustainable Aquaculture, déployée dans plusieurs pays du Sahel, dont le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Tchad. Son ambition ? Réaliser des analyses approfondies des filières aquacoles nationales et définir des schémas d’investissement durables pour un avenir prospère du secteur.

Les travaux conduits ont permis de dresser un bilan précis de la filière aquacole burkinabè, révélant à la fois ses atouts majeurs et ses limites structurelles. Ils ont également abouti à l’élaboration d’un plan d’investissement stratégique, identifiant les priorités sectorielles, les besoins en financement et les modalités de mise en œuvre concrète. Un guide pratique a parallèlement été produit pour accompagner les porteurs de projets, qu’ils soient publics ou privés, dans le montage et la réalisation de leurs initiatives.

Lors de l’événement, Issiaka Zouri, Chargé d’études au Secrétariat général du ministère de l’Agriculture, de l’Eau et des Ressources animales et halieutiques, a salué la mobilisation collective ayant conduit à ces avancées. Il a mis en avant la parfaite adéquation de cette démarche avec les objectifs nationaux, notamment ceux portés par l’Offensive agropastorale et halieutique. Selon lui, le Burkina Faso dispose d’atouts majeurs, avec des ressources hydriques abondantes et un potentiel aquacole encore largement inexploité. La concrétisation des orientations issues de ces travaux devrait ainsi permettre de consolider la filière, d’augmenter la production locale de poisson, de renforcer la sécurité alimentaire et nutritionnelle, tout en générant de nouvelles opportunités économiques pour les jeunes et les femmes.