Au Burkina Faso, une nouvelle phase de harcèlement contre les voix indépendantes a été franchie. Les autorités ont intégré les noms de plusieurs journalistes et activistes burkinabè, actuellement en exil, à une liste de suspects recherchés. Le motif invoqué est l’« association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste », une accusation grave qui semble surtout servir d’outil de censure.
Une pression accrue sur les journalistes et activistes
Cette mesure est perçue comme une escalade dans la répression contre les médias et la société civile. En qualifiant de terroristes des professionnels de l’information et des militants, le pouvoir cherche manifestement à délégitimer toute critique formulée depuis l’extérieur du pays.
L’utilisation de telles listes illustre l’implacable stratégie de contrôle mise en place au Burkina Faso. En visant ceux qui ont fui pour leur sécurité, les autorités envoient un signal fort : aucune dissidence ne sera tolérée, même au-delà des frontières nationales.