24 juillet 2026
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Bénin : Thomas Boni Yayi accepte enfin son siège au Sénat pour relancer le dialogue politique

Un revirement politique majeur secoue actuellement la scène institutionnelle du Bénin. Après avoir longtemps rejeté l’idée de siéger au Sénat, l’ancien président Thomas Boni Yayi a finalement décidé d’exercer son mandat de sénateur. Une décision motivée par l’urgence de briser l’isolement politique et d’offrir un espace de concertation face à un paysage institutionnel de plus en plus verrouillé.

Dans une allocution adressée à la nation, Boni Yayi a expliqué avoir évolué face à la situation politique actuelle, marquée par un Parlement monocaméral et une raréfaction des espaces de dialogue. Selon lui, cette nouvelle configuration rend indispensable l’occupation de toutes les tribunes disponibles pour porter la voix des citoyens et contribuer à l’apaisement des tensions au sein de la société béninoise.

Un Sénat sous le signe du dialogue et de la représentation citoyenne

La récente réforme constitutionnelle a instauré une chambre haute composée de 25 à 30 membres. Cette institution, qui s’inscrit dans le cadre des nouvelles orientations politiques du pays, se structure autour de deux catégories de représentants :

  • Les membres de droit : anciens présidents de la République, anciens présidents de l’Assemblée nationale et de la Cour constitutionnelle ;
  • Les personnalités nommées : sélectionnées selon des critères définis par la loi fondamentale.

En acceptant son poste au Sénat, Thomas Boni Yayi entend en faire une tribune dédiée à la défense des intérêts populaires. Il a d’ailleurs souligné, dans une déclaration solennelle, que l’institution pourrait devenir un « vase d’honneur pour les attentes du peuple », un lieu où la démocratie, les droits fondamentaux et la stabilité sociale seront placés au cœur des débats.

Une décision politique mue par l’engagement citoyen

L’ancien chef d’État a tenu à préciser que son engagement n’est pas une démarche personnelle, mais une obligation constitutionnelle. « Je n’en suis pas demandeur, c’est la Constitution », a-t-il rappelé, insistant sur le rôle potentiel du Sénat comme espace de médiation et de promotion des valeurs républicaines.

Cette initiative s’inscrit dans un contexte où les citoyens béninois aspirent à une meilleure représentation et à un assainissement du climat politique national. En intégrant cette institution, Boni Yayi souhaite incarner une dynamique de changement, où chaque voix compte et où les défis du pays sont abordés avec transparence et responsabilité.