Arrestation de Pape Malick Ndour : l’APR pointe du doigt Ousmane Sonko et dénonce un « plan de démantèlement »
L’Alliance pour la République (APR) a vivement réagi à l’arrestation de son membre Pape Malick Ndour, interpellé dans le cadre de l’affaire PRODAC. Le parti de l’ex-chef de l’État Macky Sall accuse le Premier ministre Ousmane Sonko d’avoir orchestré cette « prise d’otage » et le désigne comme le principal instigateur de cette opération.
Un mandat de dépôt contesté par l’APR
Selon l’APR, les accusations reposent sur un prétendu rapport de l’Inspection générale des finances (IGF) datant de 2018, alors que Pape Malick Ndour n’a pris ses fonctions au PRODAC qu’en juin 2019. Pour le parti, ce décalage temporel rend le fondement juridique de la procédure extrêmement fragile, qualifiant cette arrestation de « séquestration judiciaire d’un citoyen intègre ayant accompli une mission remarquable à la tête du PRODAC ».
Des poursuites basées sur des « affirmations fragiles »
L’APR critique sévèrement le rapport d’expertise comptable utilisé pour justifier les poursuites. Le parti le juge « non contradictoire » et estime qu’il repose sur des « allégations légères et contradictoires », s’opposant diamétralement à la réalité des faits. Les reproches adressés à Pape Malick Ndour sont qualifiés de « d’une banalité déconcertante », selon les termes mêmes du parti.
L’APR s’indigne particulièrement de l’utilisation systématique de mesures privatives de liberté dans des dossiers où les garanties d’une procédure équitable semblent gravement compromises. « Il est profondément préoccupant qu’une décision aussi lourde de conséquences pour les libertés individuelles puisse s’appuyer sur des éléments aussi légers, insuffisamment étayés ou manifestement erronés », déclare le parti.
Une atteinte aux principes démocratiques ?
Pour l’APR, cette affaire soulève une question bien plus large : celle du respect des droits de la défense, de la présomption d’innocence et des libertés publiques. Le parti met en garde contre une « logique de criminalisation de l’opposition et d’intimidation des responsables politiques », qu’il juge incompatible avec les valeurs démocratiques.
L’APR réaffirme sans réserve son soutien total à Pape Malick Ndour, à sa famille, à ses proches et à ses avocats. Il appelle l’ensemble des militants et responsables du parti à rester mobilisés et vigilants face à toute tentative de « saper les principes démocratiques et les libertés fondamentales ».
Le gouvernement pointé du doigt
L’APR tient le gouvernement pour « seul et unique responsable » de toute atteinte à l’intégrité physique ou morale de Pape Malick Ndour. Le parti exige sa libération immédiate et sans condition, affirmant que « le droit finira toujours par triompher de l’arbitraire ».