Violences en Ligue 1 : un président de club de supporters du FC Nantes dénonce des actes inacceptables
Le dernier match opposant le FC Nantes à Toulouse, interrompu en cours de partie, a laissé place à un climat tendu. Roland Menu, président du club de supporters « Allez Nantes Canaris » depuis plus de six décennies, réagit avec indignation face aux débordements observés.
Un match gâché par des comportements indignes
L’envahissement du terrain, les jets d’objets, les fumigènes et les violences ont mis fin à la rencontre. Pour ce passionné de football, ces actes sont incompatibles avec l’esprit sportif. « C’est une honte, ce sont des lâches », déclare-t-il avec amertume. « Même si nous sommes tous mécontents de la situation du club, envahir le terrain n’est pas une solution. Nous savons parfaitement ce que cela implique en termes de sanctions. »
Des réactions unanimes contre la violence
Les propos du président résonnent avec ceux du entraîneur Vahid Halilhodžić, qui a exprimé sa colère après l’interruption du match. « Ce que voulait le coach, c’est que tout le monde retourne dans les tribunes pour que la partie se poursuive. Sa réaction est compréhensible : il souhaitait simplement que le jeu reprenne. D’autant que c’était son dernier match à la tête de l’équipe. »
Des conséquences lourdes pour le club
Les sanctions promises par la Ligue, dont la décision sera rendue le 27 mai, inquiètent les supporters. Roland Menu craint particulièrement des matchs à huis clos, synonymes de tribunes vides pour les fans. « Cela signifie qu’en août prochain, nous pourrions perdre l’accès au stade pendant deux ou trois rencontres. Sans compter le risque de retrait de points, ce qui handicaperait encore davantage notre équipe dès le début de la saison. »
Il rappelle également l’affaire de Saint-Étienne, où un envahissement similaire avait entraîné des sanctions lourdes. La question de la dissolution de la Brigade Loire, évoquée par certains responsables politiques, est abordée. « Ce groupe met de l’ambiance dans les gradins, c’est vrai. Mais les actes commis hier ne sont pas dignes d’un supporter. Un vrai supporter encourage son équipe, dans les bons comme dans les mauvais moments. »
Un engagement inébranlable malgré les difficultés
Malgré les violences et les risques de sanctions, Roland Menu assure que sa fidélité au FC Nantes reste intacte. « Nous avons connu des hauts et des bas, des dirigeants plus ou moins compétents, mais notre amour pour le club est plus fort que tout. Même en Ligue 2, nous continuerons à soutenir notre équipe. »
Pour ce vétéran du football nantais, l’essentiel est de préserver l’image du club et l’esprit de compétition. « Le football doit rester un sport, pas un terrain de manifestations incontrôlables. »