24 juin 2026
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L’Afrique face à ses défis : un appel à l’unité et à la solidarité

Dans un contexte marqué par des tensions sécuritaires persistantes, des crises humanitaires récurrentes et les pressions économiques mondiales, le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, a réitéré l’urgence pour l’Afrique de présenter un front uni et cohérent. Ce mardi 23 juin 2026, lors d’une rencontre avec son homologue burundais, Évariste Ndayishimiye — également président en exercice de l’Union africaine — le chef de l’État congolais a souligné la nécessité d’une action collective renforcée pour défendre les intérêts stratégiques du continent.

Une invitation historique pour renforcer la voix de l’Afrique à l’ONU

C’est dans cette optique que Félix Tshisekedi a convié son homologue burundais à participer à une réunion de haut niveau du Conseil de sécurité des Nations unies, qu’il présidera en juillet 2026. Cette invitation s’inscrit dans le cadre de la présidence congolaise de cet organe onusien, une responsabilité qui place la RDC au cœur des décisions internationales pour les deux prochaines années.

« L’Afrique traverse une période charnière. Face aux défis sécuritaires complexes, aux crises humanitaires persistantes et aux effets dévastateurs du changement climatique, notre continent doit parler d’une seule voix. Il doit agir avec solidarité et défendre ses intérêts avec fermeté », a déclaré le président Tshisekedi lors d’une conférence de presse à Kinshasa. Selon lui, cette réunion de haut niveau sera l’occasion idéale pour mettre en lumière les enjeux cruciaux qui touchent non seulement la RDC, mais aussi la région des Grands Lacs et l’ensemble de l’Afrique.

Un dialogue axé sur les ressources naturelles, la paix et le développement

La réunion, dont le thème central portera sur les liens entre les ressources naturelles, la paix, la sécurité et le développement durable, revêt une importance particulière pour la RDC. Pays richement doté en minerais stratégiques, la République démocratique du Congo aspire à transformer ses ressources naturelles en leviers de développement économique et de stabilité régionale.

« Nos ressources naturelles ne doivent plus être une source de convoitise, de conflits ou de prédation. Elles doivent devenir un moteur de paix, de souveraineté économique et de prospérité partagée », a affirmé Félix Tshisekedi. Il a également exprimé sa conviction que la participation du président Ndayishimiye, en tant que garant de la stabilité en Afrique et président de l’Union africaine, apportera une valeur ajoutée aux discussions.

La RDC à la tête du Conseil de sécurité de l’ONU

La présidence congolaise du Conseil de sécurité de l’ONU en juillet 2026 marque un tournant pour la diplomatie africaine. Cette responsabilité, qui s’inscrit dans le cadre d’une rotation mensuelle entre les membres non permanents de l’organe, permettra à la RDC de mettre en avant les priorités du continent sur la scène internationale.

Parmi les cinq nouveaux membres non permanents élus pour un mandat de deux ans (2026-2027) — Bahreïn, la Colombie, la Lettonie et le Libéria — la RDC occupera une place centrale. Cet engagement au sein du Conseil de sécurité lui offrira une plateforme pour promouvoir des solutions africaines aux crises qui secouent le continent, tout en renforçant la coopération internationale.

Une vision pour l’avenir du continent

Pour Félix Tshisekedi, cette réunion de haut niveau est bien plus qu’un simple événement diplomatique. Elle s’inscrit dans une vision plus large visant à réaffirmer l’autonomie stratégique de l’Afrique et à transformer ses défis en opportunités. En invitant Évariste Ndayishimiye, il cherche à consolider une alliance panafricaine capable de peser sur les décisions mondiales.

« Je suis convaincu que la contribution du président Ndayishimiye enrichira cette réflexion collective. Ensemble, nous devons œuvrer pour que l’Afrique ne soit plus un continent marginalisé, mais un acteur clé dans la promotion de la paix, de la sécurité et du développement durable », a-t-il conclu.

Évariste Ndayishimiye, président du Burundi, et Félix Tshisekedi, président de la RDC, lors de leur rencontre à Kinshasa.