15 juillet 2026
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RDC, Kinshasa, février 2026, Adolphe Muzito, Vice-Premier Ministre et Ministre du Budget.
  • Joseph Kabila
  • Félix Tshisekedi

Dans une déclaration marquante, Adolphe Muzito, Vice-Premier Ministre et Ministre du Budget de la République Démocratique du Congo (RDC), a exposé sa vision ambitieuse pour l’avenir économique du pays. Selon lui, d’ici à 2035, la RDC pourrait figurer parmi les trois premières puissances économiques d’Afrique subsaharienne, sous la présidence de Félix Tshisekedi.

Cette perspective s’appuie sur des réformes structurelles en cours et des investissements massifs dans des secteurs stratégiques. Le Vice-Premier Ministre a souligné l’importance de la diversification économique, de la modernisation des infrastructures et du renforcement des capacités industrielles locales. « Nous misons sur une croissance inclusive et durable, capable de transformer profondément notre économie », a-t-il affirmé.

Les défis restent nombreux : instabilité politique récurrente, corruption endémique et dépendance aux matières premières. Pourtant, Muzito affiche une confiance inébranlable dans la capacité du pays à surmonter ces obstacles. « La RDC possède des atouts exceptionnels : un sous-sol riche, une population jeune et dynamique, et une position géographique stratégique en Afrique centrale », a-t-il rappelé.

Les observateurs économiques restent prudents, mais reconnaissent les premiers signes d’une reprise. Les réformes fiscales, la lutte contre les détournements et les partenariats internationaux se multiplient. « Si les engagements sont tenus, la RDC pourrait bien réaliser ce pari audacieux », estime un analyste basé à Kinshasa.

Une feuille de route économique ambitieuse

Pour atteindre cet objectif, le gouvernement congolais a dévoilé un plan quinquennal axé sur plusieurs piliers :

  • Industrialisation accélérée : développement des industries locales, notamment dans les secteurs minier, agricole et énergétique.
  • Infrastructures modernes : construction de routes, ports et réseaux ferroviaires pour faciliter les échanges commerciaux.
  • Éducation et formation : renforcement des systèmes éducatifs et professionnels pour répondre aux besoins du marché du travail.
  • Stabilité macroéconomique : maîtrise de l’inflation, réduction de la dette publique et attractivité des investissements étrangers.

Adolphe Muzito insiste sur la nécessité d’une collaboration étroite entre le secteur public et privé. « Aucun pays ne se développe sans l’implication de tous les acteurs économiques. Nous devons créer un écosystème favorable à l’innovation et à l’entrepreneuriat », a-t-il déclaré.

Réactions et perspectives

Si certains experts saluent cette vision, d’autres appellent à la prudence. « Les promesses ne suffisent pas ; il faut des résultats concrets et mesurables », tempère un économiste africain. Les prochaines années seront déterminantes pour évaluer la crédibilité de ce projet.

En attendant, la population congolaise suit avec attention les annonces gouvernementales. Les attentes sont immenses, mais les défis tout aussi colossaux. Une chose est sûre : la RDC a le potentiel pour devenir un acteur majeur sur le continent.