23 juin 2026
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Un revers juridique pour les autorités de Lomé

Les autorités togolaises subissent un revers significatif sur la scène régionale. La Cour de justice de la CEDEAO a en effet statué que la révision constitutionnelle de mars 2024 s’est effectuée en méconnaissance des principes démocratiques et de l’ordre constitutionnel. Cette décision fragilise la légitimité d’un texte dont l’adoption avait déjà suscité de vives critiques au sein de l’opposition et de la société civile.

Une réforme contestée dès son adoption

Le recours à l’instance judiciaire ouest-africaine émane du mouvement « Touche Pas À Ma Constitution », soutenu par divers collectifs citoyens et forces politiques. Ces derniers dénonçaient une modification constitutionnelle menée sans consultation populaire, visant à renforcer le pouvoir en place. Pour eux, ce jugement confirme l’éviction de la volonté populaire au profit d’une manœuvre institutionnelle.

Ils soulignent que cette décision intervient dans un contexte marqué par un rétrécissement de l’espace civique et des tensions persistantes autour des enjeux de gouvernance. La société civile togolaise exige désormais la suspension immédiate du processus en cours et plaide pour une transition politique inclusive, susceptible de rétablir la confiance entre les institutions et les citoyens.

Les défis d’un système politique ancré

Ce verdict relance les interrogations sur l’avenir institutionnel du Togo, où le débat démocratique reste entravé depuis près de six décennies par un système politique dominé par une même famille. Plusieurs observateurs estiment que seule une réforme fondée sur le dialogue, le respect des principes républicains et la souveraineté populaire pourra rétablir durablement la stabilité et la crédibilité des institutions togolaises.