suspension de l’union générale des étudiants du Burkina Faso et arrestation de son président
Le gouvernement militaire du Burkina Faso a décidé de suspendre pour trois mois renouvelables l’Union générale des étudiants du Burkina (Ugeb), principale organisation étudiante du pays. Cette mesure, annoncée par le ministère de l’Administration territoriale, s’appuie sur des accusations d’« apologie du terrorisme ».

Cette décision s’inscrit dans une série de mesures répressives visant les associations et la société civile au Burkina Faso. Depuis quelques semaines, près d’un millier de structures ont été dissoutes ou suspendues, en vertu d’une loi controversée sur la liberté d’association.
arrestations massives au siège de l’ugeb à Ouagadougou
Dans la nuit de lundi à mardi, une dizaine de membres de l’Ugeb, dont son président Wilfried Bazo, ont été interpellés par des individus armés en civil au siège de l’organisation à Ouagadougou. Selon les témoignages recueillis, plusieurs étudiants ont été emmenés vers une destination inconnue, sans aucune explication officielle. L’Ugeb dénonce une « violation flagrante des libertés fondamentales » et exige leur libération immédiate.
l’ugeb dénonce une dérive autoritaire sous couvert de lutte antiterroriste
Quelques jours avant sa suspension, l’Ugeb avait publié un communiqué accusant le pouvoir en place de « bafouer systématiquement les libertés démocratiques, syndicales et politiques » au nom de la lutte contre le terrorisme. Le mouvement estudiantin pointait également l’incapacité chronique des autorités à rétablir la sécurité face à l’expansion des groupes jihadistes dans plusieurs régions du pays.
une enquête judiciaire ouverte contre l’ugeb
Le procureur du Faso a annoncé l’ouverture d’une enquête visant les « écrits et propos » attribués à l’Ugeb. Cette mesure est largement critiquée par les défenseurs des droits humains, qui y voient une nouvelle étape dans la restriction des libertés au Burkina Faso. Des observateurs soulignent que ces actions risquent d’aggraver la crise sécuritaire et politique que traverse le pays, plutôt que de la résoudre.
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