Shanda Tonme : « jamais un chef d’État n’a été confronté à une telle impasse »
Le Médiateur Universel et Président de la Commission indépendante contre la corruption et la discrimination (COMICODI) alerte sur l’ampleur des défis qui minent le Cameroun.
Le Cameroun face à une crise sans précédent
Selon Shanda Tonme, Médiateur Universel et figure de la lutte contre la corruption, le Cameroun traverse une crise politique d’une rare intensité. « Il n’y a ni village ni tribu ni clan ni ami dans cette logique. Il n’y a que le Cameroun et il n’y aura que le Cameroun pour l’éternité », déclare-t-il avec fermeté. Cette phrase résume l’urgence d’une situation où les divisions internes et la corruption menacent l’avenir de la nation.
Une gouvernance minée par les compromissions
Le Cameroun, dirigé depuis des décennies par le président Paul Biya, fait face à des défis majeurs. Jamais un chef d’État n’a été confronté à une impasse aussi complexe, où se mêlent corruption endémique, trahisons et pressions internes. Pourtant, malgré les critiques, Paul Biya a toujours fait preuve d’une patience et d’une résilience remarquables, gérant des collaborateurs indélicats et des scandales à répétition.
Shanda Tonme souligne que le mal est profond et que les attentes des citoyens sont immenses. La question cruciale aujourd’hui est de savoir si le pays optera pour un simple remaniement superficiel, avec des acteurs toxiques maintenus en place, ou pour une refonte en profondeur, avec des institutions fortes et des dirigeants intègres.
La corruption, un fléau à éradiquer
Le Médiateur Universel met en lumière l’ampleur des saletés politiques qui gangrènent le Cameroun. Des affaires comme celle d’un président de conseil d’administration ayant exigé plus de cent millions pour rénover sa résidence personnelle illustrent l’impunité et les abus de pouvoir. « Le temps fera les choses », déclare Shanda Tonme, mais il rappelle que la patience doit s’accompagner d’actions concrètes.
La lutte contre la corruption n’est pas une option, mais une nécessité. Les réseaux d’influence toxiques, les trafics et les complicités doivent être démantelés pour permettre au Cameroun de se reconstruire. Il n’y aura ni intouchables ni privilégiés dans cette bataille.
Un appel à la réflexion et à l’action
Shanda Tonme insiste sur l’urgence de repenser le destin du Cameroun. Les prochaines générations dépendent des décisions prises aujourd’hui. « Le temps d’une nation ne presse jamais », affirme-t-il, mais il rappelle que les sacrifices et les patiences sont indispensables pour bâtir un avenir stable et prospère.
La crise politique camerounaise n’est pas une fatalité. Elle exige une prise de conscience collective et des réformes audacieuses. Les Camerounais doivent se mobiliser pour exiger des comptes et des changements profonds.
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