6 août 2026
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Session extraordinaire à l’Assemblée nationale : les décisions majeures actées par Ousmane Sonko et le bureau

Décisions clés lors de la session extraordinaire de l'Assemblée nationale sous la présidence de Sonko

Dès le 10 août 2026, l’Assemblée nationale sénégalaise entamera sa première session extraordinaire de l’année législative, encadrée par un calendrier strict de quinze jours maximum.

Les députés de la 15ᵉ Législature reprennent le chemin de l’Hémicycle de la place Soweto plus tôt que prévu. Une réunion exceptionnelle tenue hier a officialisé l’ouverture de cette session, prévue pour ce lundi 10 août 2026 à 10 heures, au grand soulagement des observateurs politiques.

Cette convocation anticipée, motivée par l’actualité politique et les impératifs de réformes institutionnelles, s’annonce particulièrement intense. Le bureau de l’Assemblée nationale a acté l’examen de deux propositions de loi, trois projets de loi et six demandes de commissions d’enquête parlementaires, dans un cadre réglementaire strict.

Un cadre légal strict pour cette session

Conformément au règlement intérieur, la durée de cette session ne pourra excéder quinze jours. Le calendrier des travaux est fixé par un arrêté du bureau, puisque l’initiative émane de l’institution elle-même. Une fois ouverte, l’ordre du jour ne pourra plus être modifié, garantissant ainsi une transparence totale dans les débats.

Après la constatation du quorum et la déclaration d’ouverture par Ousmane Sonko, président de l’Assemblée nationale, les travaux commenceront par une réunion de la conférence des présidents. Ce collectif aura pour mission d’élaborer le planning détaillé des activités prévues pour cette session.

Les textes phares à l’ordre du jour

Parmi les dossiers prioritaires, les députés examineront notamment :

  • Une proposition de loi visant à modifier l’article 37 de la Constitution, relative à la déclaration de patrimoine du président de la République. Ce texte, déclaré recevable en juillet 2026, suscite déjà de vifs débats au sein de la classe politique.
  • Une proposition de loi encadrant les crédits spéciaux et les fonds secrets, également validée par le bureau en amont de la session.

Ces initiatives s’inscrivent dans une dynamique plus large de contrôle parlementaire et de transparence des institutions, alors que plusieurs commissions d’enquête ont été annoncées par l’Assemblée nationale à la fin du mois de juillet.