22 mai 2026
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Lors d’une réunion interministérielle tenue à Dakar, Ousmane Sonko, Premier ministre du Sénégal, a ordonné aux membres de son gouvernement de lever sans délai les obstacles entravant la réalisation de plusieurs infrastructures publiques à travers le pays.

Des blocages multiples à surmonter pour des projets stratégiques

Le chef du gouvernement a pointé du doigt les retards administratifs, financiers et techniques qui paralysent 62 projets d’infrastructures, parmi lesquels figurent des équipements majeurs comme l’Université du Sine-Saloum El Hadj Ibrahima Niass, les aéroports régionaux de Saint-Louis, Matam et Kolda, ainsi que le terminal à conteneurs du port de Ndayane.

Les infrastructures portuaires et maritimes ne sont pas en reste : le port de Foundiougne-Ndakhonga, le quai de pêche de Ndangane Sambou, le point de débarquement de Soumbédioune et les sites de transformation de Rufisque doivent être opérationnels rapidement. Les dragues de l’Agence nationale des affaires maritimes, déployées dans les régions de Kaolack et Fatick, sont également concernées par ces enjeux.

Des solutions concrètes pour accélérer les mises en service

Pour sortir de l’impasse, Ousmane Sonko a exigé la création d’un comité dédié chargé de suivre l’avancement des travaux et d’appliquer les mesures financières, administratives et juridiques nécessaires. L’objectif ? Finaliser ces infrastructures « dans le strict respect des normes de qualité et de maîtrise des coûts ».

Le Premier ministre a également souligné l’importance d’intégrer les réseaux eau, électricité et télécommunications dès la conception des projets publics. Une attention particulière doit être portée à la maintenance durable et à la gestion technique des équipements.

Des échéances précises pour les infrastructures sociales et agro-industrielles

Plusieurs équipements sociaux et économiques sont dans le viseur du gouvernement. Les maisons de la jeunesse et de la citoyenneté, en construction dans des villes comme Tivaouane, Mbour ou Tambacounda, devront être entièrement équipées et opérationnelles avant le 30 novembre 2026.

Côté agro-industrie, les fermes villageoises Naatangué et les agropoles de Mpal, Adéane, Dioulacolon et Mbellacadiao devront faire l’objet de modèles d’exploitation durables, en collaboration avec le secteur privé, pour garantir leur viabilité économique et leur utilité sociale.

Des pistes pour optimiser les actifs publics

Enfin, Ousmane Sonko a évoqué la valorisation des infrastructures publiques via des mécanismes innovants : locations, concessions longues, baux emphytéotiques ou partenariats public-privé. Ces approches visent à attirer de nouveaux investissements et à maximiser l’exploitation des actifs de l’État.

Les stades nationaux, les infrastructures sportives, les parcs nationaux et les réserves naturelles ont été mentionnés, tout comme le patrimoine immobilier des missions diplomatiques à l’étranger. Le gouvernement devra également proposer des solutions pour recycler et rentabiliser les actifs immobiliers et fonciers, y compris ceux gérés par les armées.