22 mai 2026
39d1b768-2b08-464d-8951-aa5df406f138

Sénégal : la loi anti-homosexualité défendue par Sonko face aux critiques occidentales

Le Premier ministre sénégalais a fermement défendu, ce vendredi 21 mai, la récente législation alourdissant les sanctions contre les relations homosexuelles, rejetant catégoriquement toute pression extérieure visant à suspendre son application.

Sénégal : la loi anti-homosexualité défendue par Sonko face aux critiques occidentales

Face aux députés, Ousmane Sonko a vivement critiqué ce qu’il qualifie de « tyrannie de l’Occident » sur les questions sociétales. Le chef du gouvernement a mis en garde contre une tentative d’imposition des valeurs occidentales au reste du monde, soulignant que « malgré nos huit milliards d’êtres humains, un petit groupe, l’Occident, grâce à ses moyens et à son contrôle des médias, cherche à universaliser ses normes ».

Une loi qui alourdit les peines pour les relations homosexuelles

Depuis début mars, le Sénégal applique une nouvelle loi renforçant les sanctions pénales liées à l’homosexualité. Les peines d’emprisonnement ont été doublées, passant de cinq à dix ans maximum. Promulguée le 31 mars par le président Bassirou Diomaye Faye, cette législation s’applique désormais sans possibilité de moratoire, comme l’a réaffirmé Ousmane Sonko lors de son intervention.

Un débat sensible au cœur de la société sénégalaise

Dans ce pays d’Afrique de l’Ouest à majorité musulmane, les questions relatives à l’homosexualité restent un sujet hautement sensible, à la fois sur les plans politique, religieux et sociétal. Si des organisations de défense des droits humains ont exprimé leur désapprobation face à cette loi, ses partisans y voient une protection des valeurs culturelles et religieuses du pays. Le gouvernement sénégalais, quant à lui, insiste sur le respect de la souveraineté nationale face aux critiques venues de l’extérieur.