25 mai 2026
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Un vent de turbulence traverse actuellement le paysage politique du Sénégal, où les rebondissements s’enchaînent à un rythme effréné. À peine quarante-huit heures après la révocation du Premier ministre Ousmane Sonko, un nouveau coup de théâtre secoue l’actualité : le président de l’Assemblée nationale, Malick Ndiaye, a annoncé ce dimanche 25 mai sa démission de ses fonctions. Une décision prise dans la foulée d’une réunion de son parti, le Pastef.

Dans un message publié sur les réseaux sociaux, Malick Ndiaye a justifié ce choix par une réflexion approfondie et une vision exigeante de la fonction publique. « Après une longue période de réflexion, guidée par le sens des responsabilités et l’intérêt supérieur de la Nation, j’ai fait le choix de quitter mes fonctions de président de l’Assemblée nationale. » Il a souligné que cette décision personnelle s’inscrivait dans une volonté de servir les institutions et les principes démocratiques, tout en renforçant la transparence et l’efficacité du Parlement.

Depuis son accession à la tête de l’hémicycle, Malick Ndiaye a œuvré sans relâche pour moderniser les méthodes de travail, renforcer le contrôle parlementaire et valoriser le rôle du Parlement sénégalais tant au niveau national qu’international. Son départ marque ainsi un tournant dans cette législature marquée par des défis majeurs.

Le même jour, un autre événement a marqué la scène politique : la réintégration du député Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale. Cette décision ouvre la voie à une nouvelle étape, avec l’élection d’un successeur prévue dès le mardi 26 mai. Les observateurs s’accordent à dire que le leader du Pastef est désormais le grand favori pour reprendre le perchoir, son parti disposant d’une majorité parlementaire solide. Une ascension éclair qui le propulserait en seulement trois jours du poste de Premier ministre limogé à celui de deuxième personnage de l’État.

Ce remaniement politique opère un glissement significatif : le Sénégal passe d’un duo Bassirou Diomaye Faye – Ousmane Sonko à une confrontation directe entre les forces en présence. Les prochains mois s’annoncent riches en alliances, en rapports de force et en manœuvres stratégiques, d’autant plus que les élections locales se profilent à l’horizon et que la présidentielle de 2029 approche à grands pas.

Une interrogation persiste : le président Bassirou Diomaye Faye optera-t-il pour une dissolution de l’Assemblée nationale à l’issue du délai constitutionnel prévu en décembre prochain ? La question reste en suspens, tandis que le pays retient son souffle dans l’attente de la nomination du nouveau Premier ministre, chargé de former un gouvernement dans un contexte politique particulièrement tendu.