(FILES) Senegal Prime Minister Ousmane Sonko (L), Senegal President Bassirou Diomaye Faye attend a ceremony after receiving the official report on the Thiaroye massacre, at the Presidential Palace in Dakar, on October 16, 2025. Senegal President Bassirou Diomaye Faye on Friday sacked Prime Minister Ousmane Sonko and dissolved the government after months of tensions, deepening a crisis in the debt-laden west African nation. The shock announcement was made on state television in a decree read out by presidential aide Oumar Samba Ba, who said Faye "has ended the duties of Ousmane Sonko... and consequently those of the ministers and secretaries of state who are members of the government". (Photo by PATRICK MEINHARDT / AFP)
Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a rompu officiellement ses liens avec son ex-premier ministre Ousmane Sonko, une alliance politique autrefois indéfectible qui a marqué l’histoire récente du pays.
L’histoire politique du Sénégal vient de connaître un tournant majeur avec la fin brutale du tandem qui a porté Bassirou Diomaye Faye à la présidence en avril 2024. Le slogan « Diomaye Moy Sonko » (« Diomaye, c’est Sonko »), symbole de leur union indéfectible, appartient désormais au passé.
Ousmane Sonko, empêché de se présenter à l’élection présidentielle en raison d’une condamnation judiciaire l’ayant privé de ses droits civiques, avait choisi de soutenir Bassirou Diomaye Faye tout en espérant exercer une influence majeure depuis le gouvernement. Leur alliance, scellée au sein du parti Pastef depuis plus d’une décennie, semblait alors sans faille. Pourtant, moins de deux ans après leur accession au pouvoir, les tensions entre les deux hommes ont atteint leur paroxysme, conduisant à cette rupture spectaculaire.
D’anciens alliés devenus adversaires, ils incarnent désormais des visions divergentes pour l’avenir du Sénégal, plongeant le pays dans une période d’incertitude politique.
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