La première édition de la Commission mixte de coopération entre le Burkina Faso et le Burundi s’est conclue ce jeudi à Bujumbura par l’adoption de 14 accords bilatéraux, marquant une avancée majeure dans leurs relations.
Après des journées intenses de négociations, les délégations des deux pays ont finalisé plusieurs cadres juridiques dans des domaines essentiels au développement économique et social. Ces instruments ont été ratifiés par les ministres des Affaires étrangères burkinabè et burundais lors de la cérémonie de clôture.

Les secteurs couverts par ces accords incluent l’agriculture, l’élevage, la sécurité intérieure et la protection civile, ainsi que les transports aériens. La santé, l’emploi et la protection sociale sont également au cœur de ces engagements. La jeunesse, le sport et les loisirs bénéficieront également de cette coopération.
Un accord historique a été signé pour faciliter la circulation des ressortissants des deux pays : suppression des visas pour les détenteurs de passeports diplomatiques, de service ou ordinaires.
D’autres textes portent sur la prévention des risques naturels, la gestion des catastrophes, la formation professionnelle et l’enseignement supérieur. La reconnaissance mutuelle des permis de conduire et des diplômes a également été actée.

Une coopération historique en marche
Ces signatures symbolisent une nouvelle phase dans les relations entre Ouagadougou et Bujumbura, consolidées depuis près de trente ans. Les deux gouvernements s’engagent désormais à concrétiser ces accords pour en faire bénéficier directement leurs populations.
Le ministre burkinabè des Affaires étrangères a souligné l’importance d’une exécution rapide et rigoureuse de ces textes. « Ces signatures ne marquent pas une fin, mais un début. Il est crucial de poursuivre les échanges pour garantir la pleine application de ces instruments juridiques », a-t-il déclaré.
Il a insisté sur la nécessité de transformer ces orientations en projets concrets, générant des résultats tangibles pour les citoyens des deux nations.
Priorité à l’économie et aux échanges Sud-Sud
Le ministre burundais des Affaires étrangères a quant à lui plaidé pour une intensification des échanges économiques et des investissements entre les deux pays. Il a insisté sur le rôle clé des opérateurs privés dans cette dynamique.
Les priorités incluent la fluidification des échanges commerciaux, la promotion des partenariats sectoriels et la valorisation des opportunités économiques offertes par chaque pays. La circulation des biens et services a été identifiée comme un levier essentiel pour stimuler la croissance.
Cette rencontre s’inscrit dans la volonté des présidents Ibrahim Traoré (Burkina Faso) et Évariste Ndayishimiye (Burundi) de renforcer leur coopération. Les deux pays aspirent à incarner un modèle de partenariat Sud-Sud, fondé sur l’intégration régionale, la solidarité et la stabilité.
Pour assurer le suivi des engagements, des comités sectoriels seront rapidement mis en place, chargés de superviser la mise en œuvre des accords.