17 juillet 2026
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Une alliance policière renforcée pour sécuriser le Sahel

Les responsables des forces de l’ordre du Burkina Faso, du Mali et du Niger se sont retrouvés à Ouagadougou pour une session de travail dédiée à l’intensification de leur collaboration au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES). L’objectif principal ? Élaborer une réponse coordonnée aux multiples défis sécuritaires qui pèsent sur la région.

Harmoniser les pratiques et optimiser les ressources

Cette rencontre, qui rassemble aussi des spécialistes des trois nations, a pour but de standardiser les méthodes policières, d’améliorer l’échange d’informations entre les services et de renforcer les moyens d’action des forces de sécurité. Les échanges ont également porté sur l’intensification des enquêtes judiciaires, la gestion des situations de crise et l’intégration des innovations technologiques dans les opérations policières.

Une vision commune pour une sécurité partagée

Lors de l’ouverture des débats, l’inspecteur général Thierry Dofizouho Tuina, directeur général de la Police nationale du Burkada Faso, a insisté sur la nécessité de faire des forces de l’ordre des « leviers actifs » pour la concrétisation des ambitions de l’AES. Il a souligné que cette réunion s’inscrivait dans la lignée des engagements pris lors du premier sommet des chefs de police à Bamako en janvier 2025, ainsi que des orientations définies par les ministres de la Sécurité lors de leur réunion du 1er juillet.

Faciliter les mouvements et sécuriser les routes

Les échanges ont aussi abordé la question de la fluidité des déplacements au sein de l’espace confédéral. Les participants ont exprimé leur volonté de simplifier les contrôles frontaliers, d’améliorer le partage des renseignements entre les pays et de lutter contre les entraves administratives ainsi que les extorsions sur les axes routiers.

Le contrôleur général Youssouf Koné, directeur de la Police malienne, a mis en avant l’importance de mutualiser les ressources pour mieux répondre aux attentes des populations en matière de protection et accompagner le développement de l’AES.

De son côté, le commissaire général Assahaba Ebankawal, responsable de la police nigérienne, a rappelé que cette coopération devait permettre de mieux contrer la hausse des attaques terroristes, la criminalité transnationale et les autres menaces pesant sur la stabilité des trois pays.

Les discussions devraient aboutir à des propositions concrètes pour renforcer la collaboration policière au sein de l’Alliance des États du Sahel.