9 juin 2026
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Le président de la RDC, Félix Tshisekedi

L’initiative de révision constitutionnelle portée par le pouvoir en République démocratique du Congo continue d’alimenter les discussions. Tandis que les Églises du réveil soutiennent ce projet, l’Église catholique recommande la prudence et la sauvegarde des acquis démocratiques.

Cette divergence survient alors que le processus de révision de la Loi fondamentale franchit une nouvelle étape, avec l’adoption par les députés nationaux de la proposition de loi référendaire.

Les Églises du réveil appuient la réforme

Les Églises du réveil épousent la vision des autorités, selon laquelle la Constitution de 2006 ne correspond plus aux réalités institutionnelles du pays.

Pour l’archevêque Evariste Ejiba Yamampia, président des Églises du réveil au Congo, cette révision pourrait améliorer la gouvernance et le développement national.

« C’est pour une question de souveraineté de notre territoire. C’est aussi le problème de la gouvernance. Troisièmement, c’est pour les questions de développement et de bien-être de nos populations. Ça va changer quelque chose parce qu’il y a possibilité de jouir convenablement des richesses du pays. On peut éliminer des entités budgétivores », explique-t-il.

L’opposant congolais Moïse Katumbi

L’Église catholique appelle à préserver les acquis démocratiques

De son côté, la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) n’a pas encore officiellement pris position. Néanmoins, le Conseil de l’apostolat des laïcs catholiques du Congo (CALCC) rappelle l’attachement de l’Église catholique à la Constitution actuelle, considérée comme le socle de la jeune démocratie congolaise.

« L’Église a toujours soutenu que la Constitution actuelle est le socle de notre jeune démocratie. Aussi, l’Église a toujours appelé au dialogue et à la sagesse. L’Église catholique a toujours rappelé régulièrement aux gouvernants que le pouvoir est un service. Je reconnais aussi que l’Église a toujours rappelé que les laïcs catholiques que nous sommes, et toute personne de bonne volonté vivant en RDC, sommes appelés à la vigilance citoyenne », insiste Faustin Onombili, président du CALCC.

Une réforme contestée par l’opposition

Au-delà du débat religieux, le projet de révision alimente aussi les tensions politiques. L’opposition accuse le président Félix Tshisekedi de vouloir modifier les règles institutionnelles à son avantage.

La Coalition Article 64, qui dénonce un « coup d’État constitutionnel », devait déposer une plainte mardi. Elle a finalement reporté cette démarche pour concentrer ses efforts sur un sit-in prévu vendredi devant le Parlement.

Alors que le référendum se profile, le débat autour de la réforme constitutionnelle apparaît plus polarisé que jamais, entre partisans d’une adaptation des institutions et défenseurs du cadre démocratique issu de la Constitution de 2006.