30 juin 2026
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Dakar — La réforme constitutionnelle adoptée cette semaine par les députés de la majorité parlementaire marque, selon le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, une avancée majeure pour la démocratie et la transparence au Sénégal. Le texte, issu d’une proposition portée par le groupe Pastef-Les patriotes, a été présenté lors d’une séance plénière présidée par Ousmane Sonko, qui a souligné son importance stratégique.

Une réforme constitutionnelle saluée pour son impact démocratique

Ousmane Sonko a qualifié cette réforme de « l’une des plus consolidantes » de ces dernières années, précisant qu’elle permettra d’optimiser le fonctionnement des institutions sénégalaises. « Ce texte nous offre l’opportunité de franchir des étapes décisives dans l’amélioration de notre démocratie et dans la clarification des processus de gestion publique », a-t-il déclaré lors de l’examen du projet de loi n°17/2026.

Le processus de révision, entamé il y a plusieurs années, a intégré des amendements conformes aux engagements politiques pris par les acteurs impliqués. Ousmane Sonko a rappelé que ces modifications constitutionnelles reflètent les échanges menés dans le cadre d’un dialogue national, bien que celui-ci n’ait pas été institutionnalisé.

Un texte déjà validé par le Conseil constitutionnel

Une fois le vote des députés achevé, le président de l’Assemblée nationale a annoncé l’envoi immédiat du texte au chef de l’État pour promulgation. « Je ne solliciterai pas l’article 103, mais demanderai simplement au président de la République de promulguer cette loi, car le Conseil constitutionnel, dont les décisions s’imposent à tous, a déjà validé son adoption », a-t-il précisé.

Ousmane Sonko a également mis en avant la participation active de plusieurs formations politiques et organisations de la société civile à ce dialogue politique, marquant ainsi une étape collective dans la modernisation des institutions.

Déclaration de patrimoine : une démarche en cours

Concernant sa propre transparence, l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko a confirmé qu’il finalisait actuellement sa déclaration de patrimoine, comme prévu par la loi. « J’ai déjà effectué cette démarche en tant que Premier ministre et dispose de trois mois pour l’actualiser à ma sortie de fonction. Je m’en acquitterai dès la semaine prochaine », a-t-il indiqué, réaffirmant son engagement en faveur d’une gestion publique exemplaire.